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| "L'abeille, sentinelle de l'environnement" | ||
| L'agence Anatome | ||
| Visiter le site de l'agence Anatome | ||
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Premier
partenaire privé du projet "L'abeille, sentinelle de
l'environnement", Anatome est aussi la première agence
française spécialisée dans la
communication publique. En 2005, son PDG, Henri Meynadier, a fait appel
à l'UNAF pour installer une ruche dans son bureau, en plein
coeur de Paris.
Pour vous, que représente l'abeille ? Pour moi, c'est la source de toute vie. Comment percevez-vous l'apiculture ? Sous une double dimension. Les apiculteurs sont en première ligne pour la préservation de notre environnement. Ils sont de fait aux avant-postes sur les grandes problématiques écologistes qui concernent la société toute entière. Cette mission devrait être reconnue comme telle par les pouvoirs publics. Mais les apiculteurs, ce sont des hommes, des producteurs qui travaillent dans des conditions difficiles, souvent rudes. C'est aujourd'hui une profession malmenée, aux revenus souvent aléatoires et qui mériterait d'être plus soutenue qu'elle ne l'a été jusqu'ici. L'UNAF a beaucoup oeuvré dans la lutte contre certains pesticides qui détruisent la faune pollinisatrice. Que pensez-vous de cet engagement ? Il a été exemplaire. On a souvent utilisé l'image du pot de terre contre le pot de fer pour qualifier la lutte engagée contre les firmes qui produisent ces pesticides. La mobilisation a été impressionnante et efficace et elle a contraint les pouvoirs publics à de premiers reculs. Grâce au combat des apiculteurs, tout le monde connaît aujourd'hui l'existence et le nom du "Gaucho" et du "Regent". L'UNAF a réussi à sensibiliser l'opinion publique et elle a créé ainsi de vigoureuses lignes de résistance à l'utilisation massive de ces produits. Ce combat ne peut s'arrêter là. De nouvelles menaces pèsent sur notre environnement avec les risques d'homologation de nouveaux produits, de nouvelles molécules aux effets dévastateurs. Le succès de la conférence de presse organisée par l'UNAF le 17 Janvier 2006, l'écho qu'elle a eu auprès des médias - qu'il s'agisse des radios, de la presse écrite ou télévisée - montre qu'ils est possible de sensibiliser encore davantage l'opinion publique. Ce qui est un enjeu essentiel ! Qu'est-ce qui a motivé votre décision d'installer une ruche dans votre bureau ? C'était notre manière à nous de soutenir le combat de l'UNAF et des apiculteurs. C'est une première illustration de l'opération "L'abeille, sentinelle de l'environnement". Ces sentinelles sont désormais présentes dans un bureau, au 3ème étage d'un immeuble situé dans le XIème arrondissement, en plein coeur de Paris. Notre souhait est d'utiliser cette ruche de bureau comme un appui médiatique et cela fonctionne très bien ! Nous voulions aussi montrer que c'était possible et inviter les collectivités, les institutions, mais aussi de simples citoyens à faire la même chose, sur les toits, les terrasses ou dans les jardins. En fait, et plus globalement, il s'agit d'inventer, au plan de la communication, des initiatives capables de faire échec aux énormes moyens dont disposent les multinationales des pesticides pour leur publicité et leur activité de lobbying. C'est tout le sens de l'opération "L'abeille, sentinelle de l'environnement". Quelles ont été les difficultés rencontrées ? A vrai dire, jusqu'ici aucune. Il a fallu bricoler astucieusement une reche aux parois translucides, héritage de l'abbé Barthélemy, installer un conduit qui traverse un mur et relie le corps de la ruche à l'extérieur. Les diverses manipulations n'ont pas posé de problèmes. C'est vrai que cela peut paraître un peu incongru de revêtir dans son bureau une vareuse de protection et de faire fonctionner le soufflet. Dans mes Cévennes natales, sur mon petit rucher sédentaire, les choses se font, naturellement, plus facilement. Mais personne ne s'est fait piquer. Durant tout l'été, les fenêtres de l'immeuble sont largement ouvertes et les abeilles ne pénètrent pas dans le bureau. Pour moi, c'est formidable de les regarder travailler et de me demander de quelles essences végétales proviennent les pelotes de pollen d'une multitude de couleurs. Comment s'est déroulée la récolte ? Fort bien. La ruche a produit 38 kilos de miel. Nous avons transformé l'extraction en une petite fête qui a eu lieu dans le bureau. Cela a été aussi un moment de communication, auquel ont participé Henri Clément et les apiculteurs de l'UNAF, et aussi des chercheurs du CNRS, quelques personnalités et les salariés de l'agence. Comment ont réagi les employés de l'agence Anatome à l'annonce de l'installation de 70 000 abeilles dans leurs locaux ? Il y a eu, dans un premier temps, pour certains, un moment d'appréhension qu'il a fallu dissiper, en expliquant le fonctionnement d'une ruche et la vie d'une colonie. Les salariés ont aujourd'hui complètement adopté la ruche et ils adhèrent aux raisons qui ont amené sont installation. Cela a aussi fait naître quelques vocations : 3 ou 4 d'entre eux souhaitent à leur tour installer une ruche dans leur jardin. Quelles sont les réactions des clients d'Anatome ? Certains ont été un peu interloqués, mais la plupart ont tout de suite été passionnés par cette expérience. J'ai dû souvent improviser de mini-conférences dans mon bureau. Le plus intéressant réside dans le fait que plusieurs responsables de collectivités ont décidé de participer à l'initiative "L'abeille, sentinelle de l'environnement". |
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