Récolte du 25 septembre 2008

"L'abeille, sentinelle de l'environnement"

Le projet            Les partenaires            L'espace presse

Ville de Lille
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Lire l'interview d'Eric Quiquet, adjoint chargé de l'environnement
 

Le 4 Juillet 2006, la Ville de Lille est devenue partenaire du projet "L'abeille, sentinelle de l'environnement".

Le jour de l'installation des ruches, Eric Quiquet, adjoint chargé de l'environnement, a confirmé sa volonté de déminéraliser la ville en développant les espaces verts, de façon à ce que Lille devienne un support pour maintenir, accueillir et intensifier la biodiversité.
C'est avec le soutien actif et très dynamique du service des espaces verts, et de Charlotte Foubert qui a été en charge de notre projet, que l'abeille sentinelle a donc élu domicile sur les lieux symboliques que représentent l'Opéra et le Jardin des Plantes.
Les équipes de l'Opéra nous ont particulièrement prêté main forte en aménageant les supports nécessaires à l'accueil des ruches sur leur toit. Nous les en remercions.
La conférence de presse qui a eu lieu au Jardin des Plantes a aussi attiré un grand nombre de citoyens et a donné à Eric Quiquet l'occasion de manifester son soutien à l'apiculture et aux actions menées par l'UNAF.
C'est Yvan Hennion, apiculteur de la région lilloise, qui assure le suivi des ruches "sentinelles".

 
     
Interview parue dans le journal "Abeilles et Fleurs" - Juillet 2006

Eric Quiquet : "L'apiculture a besoin d'un écosystème en bonne santé pour se développer!"

Abeilles et Fleurs
: Pouvez-vous nous parler de la politique environnementale globale de la ville de Lille ?  

Eric Quiquet
: Nous essayons d'agir localement sur les enjeux planétaires que sont le réchauffement climatique et l'érosion rapide de la biodiversité.
Sur le premier point, nous sommes engagés dans une politique de restriction de l'usage de l'automobile au profit des transports en commun, des deux roues et des piétons.
Sur la biodiversité, nous avons mis en oeuvre une stratégie locale avec les partenaires naturalistes. Nous avons notamment choisi 21 espèces animales ou végétales que nous souhaitons soit conforter soit faire revenir sur notre territoire.
Les services municipaux ont eu pour commande de réduire leur consommation d'intrans chimiques au profit de la mise en oeuvre de la gestion différenciée qui se généralise sur l'ensemble des espaces verts de la ville.

AerF
: Que représente l'abeille pour vous ?


Eric Quiquet : L'abeille est véritablement une sentinelle de la qualité de notre environnement. C'est un bio indicateur remarquable et aussi un formidable vecteur de communication auprès du grand public pour sensibiliser l'opinion à l'enjeu de la préservation de la biodiversité.

AetF : En tant qu'institution, comment percevez-vous l'apiculture ?

Eric Quiquet : L'apiculture a besoin d'un écosystème en bonne santé pour se développer. En ce sens, elle incarne l'image d'une agriculture durable et autonome que je défends.

AetF
: L'UNAF a beaucoup oeuvré dans la lutte contre certains pesticides qui détruisent la faune pollinisatrice. Que pensez-vous de cet engagement ?


Eric Quiquet: L'engagement de l'UNAF dans la lutte contre certains pesticides est remarquable.Vous défendez l'intérêt général face aux multinationales de l'agrochimie qui vendent des produits toxiques au détriment de la santé et l'environnement. Ce qui interroge dans cette affaire, c'est le rôle ambigu de l'Etat, toujours en retard d'un combat lorsqu'il faut défendre l'intérêt général.

AetF
: Qu'est-ce qui a motivé votre décision de participer au projet "Abeille, sentinelle de l'environnement" ?

Eric Quiquet: Nous avons souhaité apporter notre contribution à votre combat. L'opération "Abeille, sentinelle de l'environnement" répond parfaitement à notre stratégie locale en faveur dela biodiversité. Il permet aux villes de combattre un certain type d'agriculture et de prolonger le combat contre les OGM, stade ultime de la confiscation du vivant par les lobbies de l'agro-chimie et négation totale de l'intérêt général et du droit des générations futures à vivre dans un environnement sain.

AetF
: A la découverte du projet, quel est l'argument qui vous a le plus interpellé ?

Eric Quiquet: C'est le rôle paradoxal que peuvent jouer des milieux urbains très denses vis à vis d'activités que l'on imagine plus facilement en milieu rural.

AetF
: Comment s'est déroulée l'installation du "Rucher de Lille" ?

Eric Quiquet: L'opération s'est parfaitement déroulée. Les équipes de l'UNAF et de la Ville de Lille ont conduit cette opération remarquablement, les médias onr répondu présents et le soleil était au rendez-vous.
Le choix de l'Opéra a marqué les esprits.

AetF : Comment ont réagi les différents services de la mairie à l'annonce de l'installation des abeilles ?

Eric Quiquet: Les services ont réagi très positivement : ils sont dans une culture "développement durable" notamment pour les jeunes générations.
Cette opération est exemplaire en matière d'écologie urbaine.

AetF
: Quels sont les thèmes que cet événement va vous permettre d'aborder dans l'avenir ?

Eric Quiquet: Cette opération est pour moi la première pierre d'une politique visant à développer la pratique de l'apiculture amateur sur le territoire de la Ville de Lille. Je souhaite pouvoir créer, l'année prochaine, un rucher école et accompagner l'installation d'autres ruches sur la ville.
Enfin, le lien entre l'abeille et la biodiversité va nous permettre de communiquer  sur le fait que, localement, il est toujours possible d'agir sur les enjeux planétaires.

AetF
: Comment a réagi le grand public à cette installation ?

Eric Quiquet : Le grand public a réagi avec intérêt et curiosité.

AetF
: La récolte sera le prochain grand rendez-vous. De quelle façon pensez-vous l'utiliser ?

Eric Quiquet: Nous souhaitons populariser un "Miel de l'Opéra de Lille" et nous réfléchissons  à la distribution, voire la vente du miel récolté au profit d'autres enjeux environnementaux. Nous serons heureux d'accueillir à cette occasion le Président de l'UNAF.