Implantation du rucher le 24 Avril 2007

Récolte 2009

"L'abeille, sentinelle de l'environnement"

Le projet            Les partenaires            L'espace presse

Récolte du miel de MARTIGUES
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Une deuxième et magnifique récolte de miel  pour la Ville de Martigues, 1ère collectivité des Bouches-du-Rhône à soutenir le projet « Abeille, sentinelle de l’environnement ».

Un large public s’est réuni, ce jeudi 19 juin 2008, autour de Monsieur Paul Lombard, Maire de Martigues, des élus et de nombreux apiculteurs locaux.

L’UNAF remercie très chaleureusement les apiculteurs dont Monsieur Alain Petit et Jean-Paul Barbesier, Président du  Syndicat de l’Abeille Arlésienne, qui se sont occupés des six ruches installées sur le toit de l’Hôtel de Ville et de la ruche de la Ferme pédagogique.

Un grand merci également à toute l’équipe des agents municipaux qui se sont transformés en apiculteurs « amateurs », le temps de la mise en pot des quelques 80 kg de miels récoltés.

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Interview parue dans le journal "Abeilles et Fleurs"

Interview de Paul LOMBARD, Maire de Martigues

UNAF - Votre engagement en faveur de l’environnement de votre cité et de la sauvegarde de la biodiversité est fort, notamment dans la préservation des 3 300 hectares de pinèdes et des 40 km de littoral que compte la Ville. Pouvez-vous  nous en parler ?

On peut, pour faire court, classer les actions municipales de prévention et de préservation en deux grands types d’actions : la gestion de l’occupation des sols et la surveillance de la flore, notamment sur le littoral où elle est particulièrement riche et variée.

La Ville s’assure la maîtrise de l’acquisition foncière, puisqu’elle possède 70 % des 3.000 ha verts de la commune, dont une grande partie est répertoriée E.B.C. (Espaces Boisés Classés). Cette classification permet une prévention maximale des espaces forestiers.

Quant à l’occupation des sols, l’arrivée du PLU (Plan Local d’Urbanisme) en lieu et place du POS (Plan d’Occupation des Sols) a permis de contrôler et gérer encore mieux le développement des zones constructibles, en veillant à ce que leur implantation ne nuise pas à l’environnement du secteur concerné.  

La Ville effectue également un effort permanent en terme de prévention, notamment pour sauvegarder et revaloriser la biodiversité de son littoral. Dans cette optique, de nombreux aménagements ont été réalisés, pour le loisir, le sport, le tourisme et la mise en valeur du patrimoine naturel de la commune (Parcours Santé, Sentier du Littoral, Boucle Botanique, équipe de Prévention du Littoral…). Sans oublier le Parc Marin de la Côte Bleue, réserve aménagée sur le littoral, destinée à protéger et à faire connaître le patrimoine naturel marin et les ressources de pêche.

Je tiens à rappeler par ailleurs que ces actions ont contribué en début d’été à une reconnaissance nationale à savoir pour notre Ville le double classement de Martigues en « Station Balnéaire » et « Station de Tourisme ».

UNAF -  Quelles sont les orientations majeures sur le lien Homme/Nature qui ont vu ou vont voir le jour dans votre Ville ?

Plutôt que de développer des actions sporadiques, la Ville de Martigues mène une politique permanente de lien étroit et harmonieux entre l’homme et son environnement, en milieu naturel ou urbain. Pour preuve, la Ville a obtenu le Grand Prix du Fleurissement, ainsi que le classement « 4 Fleurs », distinction maximale pour la qualité de son environnement et de ses espaces verts et fleuris, soit 42 hectares urbains, dont 12 hectares de pelouses fleuries. C’est donc une politique élaborée sur le long terme, sans cesse renouvelée, revue, améliorée si possible, pour que nos concitoyens profitent d’un environnement de qualité.

Les abeilles « Sentinelles de l’Environnement » ont conforté ces orientations. Depuis l’implantation des ruches dans le cadre de cette opération, le Service des Espaces Verts utilise uniquement des produits phytosanitaires pour traiter les fleurs et plantes dont il a la gestion. Le but est bien entendu de préserver la santé des abeilles et par la même, de notre environnement. Parallèlement, la Ville a décidé de semer et planter une végétation mellifère ; les plantes étant choisies pour leurs capacités à produire du pollen, facilitant ainsi le travail des abeilles.

UNAF -  Martigues est particulièrement attachée à mener une politique d’éducation à l’environnement. Quelles sont ces actions et quelles animations pédagogiques autour de la nature avez-vous choisi de privilégier ?

Effectivement, les actions pédagogiques sont nombreuses. Je pense notamment à celles menées dans le cadre de la ferme pédagogique municipale, implantée dans les 130 hectares du Grand Parc de Figuerolles. Elle accueille 50.000 visiteurs par an, notamment des scolaires qui découvrent environ 250 animaux de ferme, ainsi, bien sûr, que la ruche installée en 2007 en partenariat avec l’UNAF.

De nombreuses animations sont programmées dans le Parc lui-même, comme l’étude de la végétation naturelle et du patrimoine agricole, mais aussi en milieu scolaire. Plusieurs écoles ont même, avec l’aide d’une animatrice spécialisée, créé un petit potager pédagogique : les élèves sèment quelques légumes et fleurs, qu’ils cultivent durant l’année scolaire.

Je pense également aux visites guidées de nos serres Municipales ou de la Boucle Botanique qui proposent la découverte de végétaux cultivés ou naturels. La Boucle Botanique, ponctuée de présentoirs, met aussi en valeur des plantes plus rares et méconnues de notre littoral, aux vertus gustatives ou curatives.

Mais la liste des actions conduites en la matière est bien longue et je vous invite à venir découvrir notre belle ville.

UNAF -  Qu’allez-vous faire de cette nouvelle Récolte « Abeille, sentinelle de l’environnement » ?

Nous avons souhaité rester dans cet esprit de pédagogie, puisque ce sont les écoliers de Martigues qui profiteront de cette savoureuse récolte. En effet, les petits pots de miel issus du travail des « abeilles sentinelles » seront distribués dans les écoles et les restaurants scolaires pendant la Semaine Nationale du Goût, qui se déroule traditionnellement au mois d’octobre. Il convient de sensibiliser les enfants aux problèmes d’environnement autant qu’aux notions de bon goût. Le miel récolté répond idéalement à cette double préoccupation. En joignant l’utile à l’agréable et autour de quelques tartines, nous expliquerons aux enfants que de la bonne qualité de l’environnement dépend la bonne qualité des aliments et donc le bon goût.