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Le partenariat "L'Abeille, sentinelle, de l'environnement"
développé avec l'UNAF par la ville de Nantes, fait partie
d'une action globale impulsée dès 2001, avec la mise en
place d'un "rucher école" à la Maison de l'Apiculture de
Nantes, dans le parc des Oblates. Ouverte au grand public, elle est
gérée par l'UNAPLA, syndicat adhérant de l'UNAF et
permet de former 40 à 50 apiculteurs par an ; elle participe
ainsi au maintien du nombre de ruches en Loire-Atlantique,
malgré les problèmes liés à l'emploi de
pesticides dans les cultures.
C'est en 2003 que fut installé un rucher sur le toit du
Théâtre Graslin, au centre de Nantes, une démarche
fort appréciée du public. Mais, c'est depuis 25 ans que
les premiers ruchers ont pris place dans les principaux parcs de la
ville (Blotereau et Chanterie) et au Jardin des Plantes. Les
récoltes de miel sont en partie offertes au Théâtre
et aux artistes qui y font escale, sous l'appellation "Miel de la
Diva", et sont vendues aux nantais, attachés à ce miel
symbolique, lors des journées du Patrimoine et 2 jours par
semaine à la Maison de l'Apiculture, pour financer ses
nombreuses activités.
Il faut dire que Nantes bénéficie d'un patrimoine
culturel impressionnant en matière apicole : nombreuses sont les
portes et façades de maisons qui reprennent l'emblème de
l'abeille. La ville compte plus de 90 apiculteurs.
En 2003, Nantes a organisé un lâcher de papillons au
printemps ; cet événement a permis d'attirer l'attention
sur un déséquilibre environnemental majeur.
Côté biodiversité, la ville compte plus de 1000
hectares d'"écosystèmes naturels urbains" (espaces verts
et jardins) qui ont, bien sur, besoin des abeilles pour bien
fonctionner. Nantes bénéficie aussi d'une zone naturelle
en lisière du centre ville, classée Natura 2000.
"Il faut maintenir et développer ces "coulées vertes" qui
permettent d'entretenir le lien entre nos différentes zones
naturelles, notamment celles liées aux rivières, dans le
but de permettre le bon fonctionnement d'un écosystème
naturel urbain. Par ailleurs, la réduction de l'usage des
produits phytosanitaires est pour nous une priorité. Nous
développons, dans nos parcs et jardins, la protection biologique
intégrée" déclare Ronan Dantec, adjoint à
la ville de Nantes, chargé de l'environnement et du
développement durable.
Au Parc de la Roseraie, tous les produits phytosanitaires sont
proscrits et depuis 2005, largement réduits au Jardin des
Plantes.
Un nouveau projet à l'Ecole Vétérinaire de Nantes
vise à utiliser l'abeille comme indicateur de l'état des
campagnes. Montant du budget : 40 000 euros, pour étudier les
effets nocifs des pesticides dans le sol et dans l'air lors des semis.
Des modules d'enseignement sont aussi programmés sur l'abeille
et l'apiculture à l'attention des étudiants
vétérinaires.
C'est donc depuis de nombreuses années que la ville de Nantes
soutient activement l'apiculture et accueille, dans ses lieux publics,
les "sentinelles de l'environnement". |