ABEILLES ET FLEURS Archives Editoriaux 2007

Editorial n°711

Tentatives de manipulation et de mise sous contrôle de l’apiculture

Les abeilles dérangent. Les apiculteurs aussi… Et l’UNAF plus particulièrement.

Avec ses combats juridiques, ses campagnes de communication, ses relations avec les élus de tous horizons politiques, son dynamisme et sa forte représentativité, l’UNAF dérange.

L’apiculture fait entendre une parole indépendante et forte, écoutée de nos concitoyens et relayée par les médias. Pour certains, ce n’est plus tolérable.

Aussi, la FNSEA, sous l’influence des firmes phytosanitaires, avec la complicité de quelques apiculteurs minoritaires envieux de nos succès tentent de mettre en œuvre une véritable stratégie élaborée pour réduire l’apiculture au silence.

Acte 1 : la Commission apicole de la FNSEA
Depuis 1984, les trois syndicats UNAF, SNA, SPMF adhéraient et constituaient la commission apicole de la FNSEA.
Cette commission n’avait aucune véritable activité, mais elle permettait aux trois structures de participer à Bruxelles aux travaux du groupe miel du Copa Cogeca, une structure consultative de la Commission européenne qui a permis une bonne évolution de la directive miel, la mise en place du règlement miel qui a permis de financer en France des programmes de recherche appliquée et aider à la mise en place des aides directes aux apiculteurs, notamment pour l’investissement dans le matériel de transhumance (aides Viniflhor).

La FNSEA vient de décider en méconnaissance de ses statuts, sans aucune consultation des syndicats intéressés, de
restructurer cette commission et d’accorder 5 voix au SPMF et 1 voix consultative au SNA et à l’UNAF… Quand on
sait que le SPMF a perdu devant le Tribunal de Paris, puis la Cour d’appel de Paris, puis la Cour de Cassation, le procès en déqualification qu’il a intenté à l’UNAF et au SNA durant plus de dix ans ! Quand on sait que le SPMF représente moins de 200 apiculteurs au plan national, on croit rêver !… L’UNAF va demander des comptes d’une telle attitude discriminatoire à la FNSEA et décidera ensuite du maintien de son adhésion ou non lors de sa prochaine
assemblée générale.

Acte 2 : la création de l’Institut technique
Cet institut est souhaitable mais les dernières péripéties qui entourent son projet de création traduisent là aussi une volonté délibérée de contrôler et encadrer le monde apicole. Le projet de statuts qui créerait une usine à gaz ingérable, s’il était retenu, n’a jamais été soumis aux membres des différentes structures qui pourraient composer l’Institut technique. Et pour cause : ce projet est inacceptable. Dans ce projet, le conseil d’ administration, les apiculteurs n’ont aucun pouvoir de décision y compris sur les orientations de l’Institut. Dans ce projet, le comité scientifique, composé en méconnaissance des textes applicables, dont les membres sont nommés et où on retrouve des scientifiques reconnus pour défendre les produits phytosanitaires et incriminer l’ incompétence des apiculteurs, devrait valider les orientations de l’Institut et les programmes scientifiques alors que la loi ne lui donne qu’un pouvoir consultatif. L’assemblée générale a un rôle subalterne et se réduit à une chambre d’enregistrement. Les discussions au sein de l’Institut ne peuvent être communiquées à des tiers et si par malheur vous critiquez, vous en serez exclus. En revanche, les « associations » phytopharmaceutiques pourront participer de droit au CA de l’Institut : bienvenue à l’UIPP, l’association des firmes phytosanitaires !…

Mais dans un deuxième temps, car il faut laisser le temps aux apiculteurs de digérer, non pas des couleuvres, mais des boas… De nombreuses structures apicoles qui ensemble représentent plus des trois quarts des apiculteurs de France partagent notre sentiment. Et refusent la présence de l’IUPP au sein du comité Saddier comme la présence de
COOP de France dans le conseil d’administration de l’Institut puisque la Fédération des Coopératives Apicoles est déjà adhérente à cette structure agricole et donc la représente.

Le ministère de l’Agriculture serait-il complice de cette grossière manipulation ? L’avenir le dira. Si c’est le cas, nous vous l’indiquerons et nous le dénoncerons à vaste échelle. Soyez assuré que votre fédération, l’Union Nationale de l’Apiculture Française, continuera à défendre sans relâche les apiculteurs, tous les apiculteurs, abeilles et la biodiversité avec indépendance et énergie.

Les échéances politiques qui se profilent nombreuses, dans la période qui s’ouvre, seront l’occasion s’il le faut, de soumettre à l’opinion publique ce qui est une trahison inacceptable du Grenelle de l’Environnement !

Au quotidien, je vous rappelle que la déclaration annuelle de ruche redevient obligatoire à partir du 1er janvier. C’était une revendication de l’UNAF pour continuer de disposer d’un outil d’évaluation du cheptel, qui nous avait été sournoisement supprimé. Les modalités d’applications n’étant pas à ce jour arrêtées, formulaire, destinataire… nous vous engageons à vous rapprocher de votre groupement de défense sanitaire apicole pour effectuer cette déclaration.

Les semaines à venir seront déterminantes pour nos combats et la défense de l’Apiculture.

Passez de belles fêtes de fin d’année. Offrez les cadeaux « abeilles » de l’UNAF à votre famille ou à vos amis. Ils leurs feront plaisir et les associeront à nos actions.

Joyeux Noël à tous !

Henri CLÉMENT
Président de l’UNAF

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Editorial n°710

Peut-on encore parler d’éthique et de droit ?

Dossier Régent
Depuis 2002, l’UNAF se bat avec l’énergie qui la caractérise afin que les responsables des intoxications subies par les apiculteurs dans le dossier Régent, instruit à Saint-Gaudens, soient enfin jugés. En janvier 2009, un non-lieu a été rendu au profit des sociétés agrochimiques et de leurs dirigeants. Cette décision inacceptable est ressentie par toute l’apiculture française et par les grands acteurs de la protection environnementale comme un manque de conscience des enjeux énormes qui sont aujourd’hui entre les mains des juges.

Dans son combat sans relâche, l’Union Nationale de l’Apiculture Française a décidé de faire appel de ce non-lieu devant la Cour d’appel de Toulouse. L’affaire a été plaidée le 29 octobre. Maîtres Fau et Funke ont défendu avec ténacité la position des victimes. Une délégation de l’UNAF était présente devant la cour d’appel mais les plaidoiries ont eu lieu à huis clos et se sont prolongées durant plus de cinq heures. Le procureur général de Toulouse a requis la confirmation du non-lieu alors que le parquet est à l’origine des poursuites !

L’UNAF ne peut accepter ce reniement et souhaite que la Cour de Toulouse relève le défi d’annuler ce non-lieu pour que soient appliqués avec sévérité les textes qui protègent, avec notre environnement, l’ensemble du corps social et l’ensemble de la faune. Le délibéré sera rendu le 1er avril 2010.

L’Institut apicole va enfin voir le jour
Nous espérons que cette structure soit indépendante et dotée de moyens financiers et scientifiques pertinents, afin de travailler avec efficacité dans l’intérêt de tous les apiculteurs. C’est notre vœu le plus cher ! Alors que l’agriculture vient de bénéficier d’une dotation exceptionnelle d’un milliard six cent millions d’euros, nous demandons que les pouvoirs publics octroient à l’Institut les moyens financiers nécessaires pour travailler sérieusement sur les grandes thématiques qui conditionnent l’avenir de la filière : lutte contre varroa et diverses pathologies, produits phytosanitaires, aspects économiques... Il convient toutefois avant sa finalisation définitive de préciser le rôle du Conseil d’Administration comme du Conseil Scientifique dont les membres ne doivent pas être imposés de manière unilatérale par l’Etat. Pour notre part, nous veillerons à l’éthique de l’Institut. Si des partenariats peuvent être signés avec des sociétés privées pour travailler sur les questions sanitaires, il est inacceptable que des conventions soient envisagées avec des firmes de l’agrochimie pour travailler les sujets liés à l’impact des produits phytosanitaires sur les abeilles. L’UNAF sera très vigilante.

Un hommage ému au professeur Bernard Descottes
Nous avons appris avec une grande tristesse le décès du professeur Bernard Descottes. Nous perdons un ami et un ardent défenseur des abeilles. Tous les apiculteurs l’appréciaient pour ses remarquables travaux sur les qualités exceptionnelles des miels pour la cicatrisation des plaies qu’il avait su démontrer avec des protocoles scientifiques rigoureux et inattaquables. Trop épuisé pour se rendre à Apimondia, c’est Ghislaine Pautard, sa collaboratrice, qui avait présenté les dernières découvertes en la matière.

Chirurgien reconnu au plan mondial, Bernard Descottes était un être humain intelligent, courageux et passionné par le fabuleux potentiel des produits de la ruche. Véritable père de l’apithérapie moderne, il avait su lui apporter ses lettres de noblesse et un cadre crédible, à l’opposé de certaines assertions infondées et non démontrées et des dérives de certains charlatans vantant élixirs et autres fariboles... Au printemps 2008, il avait souhaité fonder l’AFA, l’Association Francophone d’Apithérapie. Nous y avons aussitôt contribué et ce avec d’autant plus d’intérêt qu’avant les années de combat contre les produits phytosanitaires qui ont mobilisé la plus grande partie de notre trésorerie, l’UNAF finançaient sur ses deniers de nombreuses recherches dans le domaine. Aujourd’hui, c’est Patrice Percie du Sert qui a accepté de prendre le relais. Nous savons qu’il saura l’assumer avec efficacité et rigueur. Dans le droit fil de l’éthique de Bernard Descottes… !

Henri CLÉMENT
Président de l’UNAF

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Editorial n°709

Apimondia 2009, un succès sans précédent !

Comme nous l’espérions, le Congrès Apimondia a rencontré un immense succès. Il suffisait d’arpenter les allées du Corum et avoir de la peine à se frayer un chemin, entendre la multiplicité des langues parlées, pour se rendre compte qu’effectivement, la filière apicole mondiale s’était donné rendez-vous à Montpellier.

10 000 apiculteurs venus de plus de 86 pays ont visité l’exposition, écouté de nombreuses conférences, dialogué entre eux...

Près de 200 exposants de 46 pays, heureux de présenter leurs nouveautés, arboraient le sourire de ceux qui sont satisfaits de leur salon.

Chacun a pu apprécier l’ampleur, la qualité et la diversité du programme scientifique, même si quelquefois l’absence de traduction en français en a frustré plus d’un. Il faut toutefois noter que pour la première fois dans un congrès Apimondia deux salles étaient en traduction simultanées en quatre langues, d’habitude c’était une seule.

Pour la première fois dans l’histoire d’Apimondia, des tables rondes ont permis d’aborder des questions aussi cruciales pour les apiculteurs que les pesticides ou les OGM et les abeilles.

Pour la première fois les apiculteurs se sont véritablement exprimés et cela était essentiel.

Pour la première fois, un consensus a émergé sur les causes des surmortalités et les pesticides ont été reconnus, avec les pathologies, qu’ils engendrent parfois, comme les deux causes les plus déterminantes de la surmortalité des abeilles.

Pour la première fois, 179 journalistes accrédités ont relayé l’information et médiatisé la problématique à une échelle sans précédent.

Pour la première fois, un espace grand public a permis à près de 30 000 visiteurs de découvrir au plus près, de manière ludique, le monde de l’abeille, son rôle irremplaçable, les produits de la ruche…

Pour la première fois également, aucun ministre ou secrétaire d’Etat n’a participé à l’inauguration du Congrès… Dommage !

D’autant plus que durant la même semaine les ministres Estrosi et Mercier allaient visiter l’usine Bayer de Limas à côté de Lyon… Sans commentaire…

Un tel congrès n’a pu avoir lieu sans une équipe de qualité, dynamique et motivée, des partenaires sérieux et engagés, des responsables apicoles locaux impliqués et des bénévoles dévoués…

Un grand merci à tous

Félicitation à Gilles Ratia, président du Congrès Apimondia 2009 pour sa brillante élection à la tête de la fédération internationale Apimondia. Montpellier marquera une grande étape dans l’histoire de cette vénérable institution. Nous savons que Gilles, avec le dynamisme et la connaissance de l’apiculture à travers le monde qui le caractérisent, saura faire évoluer cette structure internationale et la rendre incontournable comme organisme de référence pour les Etats en favorisant un dialogue constructif entre apiculteurs et scientifiques pour la sauvegarde de l’abeille et de l’apiculture.

Pour la première fois, le frelon « Vespa Velutina » a été découvert au Blanc Mesnil en Ile de France…

Pour la énième fois, nous demandons aux pouvoirs publics de mettre en place une vraie stratégie à l’échelle nationale pour faire baisser la pression comme le recommandait le rapport de Martial Saddier.

Pendant ce temps, le frelon s’implante sur tout le territoire… !

Henri CLÉMENT
Président de l’UNAF

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Editorial n°708

Du 15 au 20 septembre, Montpellier deviendra la capitale mondiale de l’apiculture

Aujourd’hui, Apimondia 2009, organisé par l’UNAF, se dessine sous les meilleurs auspices. Près de 500 scientifiques présents aborderont les nombreuses questions qui préoccupent le monde apicole inquiet pour son avenir.

Dans le Corum où se déroule la manifestation, 200 exposants vous accueilleront et vous feront découvrir les dernières innovations en matière de technologie, de conditionnement, de produits dérivés…

Plus de 10 000 apiculteurs venus du monde entier participeront à cette fête de l’abeille et des apiculteurs. Une vraie ruche bourdonnante, populeuse et positive !

Retardataires, faites votre réservation sur www.apimondia2009.com

En raison de cette forte affluence, nous invitons les congressistes qui ne se seraient pas encore inscrits à faire leur réservation par internet afin d’éviter les listes d’attente qui, malgré tous nos efforts, risquent d’être inévitables. Que vous entreteniez une ou trois mille ruches, cette manifestation vous laissera un souvenir impérissable. Nous en sommes persuadés.

Apimondia « Grand Public »
A l’extérieur, sous les platanes de l’esplanade, afin de prendre conscience que le devenir des abeilles concerne toute la société, le grand public pourra découvrir le marché des miels, les multiples animations, les conférences et les expositions.

Le point sur les récoltes à fin août
Les récoltes de miel s’annoncent plutôt décevantes, les dossiers syndicaux demeurent d’actualité.

Une nouvelle fois, dans plusieurs régions, les apiculteurs ont été confrontés aux traitements insecticides réalisés contre la chrysomèle du maïs. L’UNAF a aussitôt réagi auprès des ministères de l’Agriculture et de l’Environnement pour faire cesser les pratiques de traitements aériens et privilégier les agriculteurs qui utilisent la rotation des cultures.

Nous avons également sollicité le Conseil régional Rhône-Alpes, dont plusieurs départements étaient concernés et qui à son tour a réagi avec une grande réactivité.

Le frelon asiatique poursuit son avancée !
Comme on le redoutait, le frelon Vespa velutina s’implante durablement et, malgré le piégeage, il engendre depuis la fin juillet de forts dommages dans les ruches situées au cœur des zones infestées comme c’est le cas en Aquitaine.
Plusieurs personnes ont été blessées, victimes de piqûres douloureuses.

Faudra-t-il un nouveau drame pour que les pouvoirs publics prennent véritablement la mesure du danger et élaborent une véritable stratégie de lutte ? Faudra-t-il que les agriculteurs se plaignent du manque d’abeilles pour polliniser leurs cultures ? On ne peut qu’être exaspéré par la passivité des pouvoirs publics.

Nous vous attendons nombreux à Apimondia 2009 à Montpellier !
Profitez de cette opportunité pour rencontrer des producteurs et des chercheurs du monde entier.
Fêtons ensemble l’abeille et les apiculteurs ! Ils le méritent !

Henri CLÉMENT
Président de l’UNAF

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Editorial n°707

Travailler dans un esprit constructif et efficace

Michel Barnier a quitté le Gouvernement pour retrouver des fonctions européennes. Il laisse à son successeur, Bruno Le Maire, le soin de gérer plusieurs dossiers apicoles en instance. Nous sommes ouverts à toute négociation et souhaitons travailler avec son cabinet dans un esprit constructif et efficace.

Le rapport Saddier recommandait la création d’un Institut Technique Apicole qui devait voir le jour avant le départ du ministre...

Plusieurs réunions se sont déroulées et malgré une lettre de Michel Barnier aux organisations concernées indiquant sa vision de la structure, le dossier demeure pour l’instant, avec les vacances et le travail dans les ruchers, en attente. Espérons que ce projet sera réétudié dès la rentrée afin qu’il puisse voir le jour rapidement.

En prenant en considération les structures représentatives et doté d’un comité scientifique digne de ce nom.
La déclaration obligatoire annuelle des ruches est annoncée pour janvier 2010. Nous attendons toujours d’être associés au projet de réglementation.

Une stratégie de lutte contre le frelon « Vespa Velutina » devait également être élaborée au niveau national. L’implantation du frelon se poursuit sur le territoire et, là aussi, nous attendons toujours...

Quant au Cruiser®, comme l’autorisation était accordée jusqu’au 15 mai, il est réglementairement, à ce jour, interdit mais la décision de renouveler ou non son autorisation de mise sur le marché sera prise au cours de l’automne...

Si plusieurs intoxications de ruches dues à l’utilisation de ce produit ont été relevées, si, compte tenu de son profil toxicologique, les apiculteurs comme les associations environnementales exigent son interdiction, de fortes pressions émanant des firmes et de certains maïsiculteurs prônent le contraire.

Monsieur le Ministre, les apiculteurs attendent un signe fort de votre part. Comme vos homologues allemands ou italiens, ayez le courage d’interdire Cruiser®.

Faites procéder au réexamen de la légalité des substances mises sur le marché car il semble que, de plus en plus fréquemment, la réglementation ne soit pas ou plus appliquée...

Plusieurs apiculteurs déplorent déjà, comme dans la région Centre, de fortes dépopulations sur les miellées de tournesol...

S’agit-il de l’impact de l’enrobage au métalaxyl M dont aucune autorisation pour l’usage tournesol n’est accordée ?
Les apiculteurs des zones de grandes cultures s’épuisent. Malgré tous leurs efforts, ils ne parviennent plus à maintenir leur cheptel en état. Les surmortalités sont observées tout au long de l’année, les productions baissent...

Un pan essentiel de l’apiculture française va disparaître. Et pourtant c’est lui qui générait les productions les plus importantes...

Monsieur le Ministre, sans des mesures courageuses et immédiates de votre part, la situation sera irréversible.

Monsieur le Ministre, aujourd’hui, au-delà de la production de miel, le devenir de l’abeille concerne toute la société.

Grâce en particulier aux partenaires de plus en plus nombreux du programme Abeille Sentinelle de l’Environnement et aux actions syndicales que nous conduisons, une prise de conscience du rôle de l’abeille comme pollinisateur prépondérant est en train de prendre corps. De plus en plus présente au cœur des médias, l’abeille devient d’une modernité absolue.

L’abeille pose des questions essentielles : Quelle agriculture pour demain ? Quel environnement ? Quelle planète laisserons-nous à nos enfants ?

Mais une prise de conscience, si elle est réconfortante, ne suffit pas. Elle doit être suivie d’actions.

Nous remercions tous les élus qui, sensibilisés par un petit déjeuner à l’Assemblée nationale organisé en partenariat avec des structures environnementales sous le parrainage des députés Cochet, Queyranne et Saddier, s’engagent en faveur de l’apiculture. Nous en avons besoin.

Toutes ces thématiques seront largement développées au cours du Congrès Apimondia qui se déroulera à Montpellier du 15 au 20 septembre. Cette manifestation s’annonce d’une ampleur largement supérieure à nos attentes. Plus de 2 000 congressistes sont déjà inscrits. Compte tenu de cette affluence exceptionnelle, un conseil d’ami : procédez à votre inscription par internet et réservez vos hébergements...

Malgré tous nos efforts, si vous vous inscrivez sur place, vous prendrez le risque d’une longue attente...

Le Congrès Apimondia se déroule en France tous les 35 ans. Sachez en profiter.

Je vous souhaite de belles récoltes. Continuons à être actifs et demeurons optimistes !

Henri CLÉMENT
Président de l’UNAF

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Editorial n°706
Inacceptable

Institut Technique Apicole : si la composition du CA progresse, en revanche, l’UNAF ne peut accepter les propositions du Comité scientifique.

Nous avons pris récemment connaissance de la proposition de Michel Barnier, Ministre de l’Agriculture, concernant l’Institut Technique Apicole.

Si nous regrettons une surreprésentation des ADAS dans le Conseil d’Administration, nous nous réjouissons toutefois de constater que plusieurs de nos revendications ont été prises en considération. Les trois syndicats historiques disposeraient de 2 voix et les associations périphériques, de voix consultatives. Demeure la question des coopératives agricoles, déjà représentées par la Fédération des coopératives agricoles qui disposerait d’une deuxième voix. Cette disposition avait été refusée par la majorité des structures apicoles dès la première réunion. Si cette présence était maintenue, nous proposons que ce soit à titre consultatif ou que la réciprocité soit appliquée et que l’apiculture soit représentée au sein des autres instituts agricoles.

En revanche, les propositions d’experts siégeant au comité scientifique est, elle, inacceptable. On ne peut cautionner, ni la présence d’un entomologiste belge non spécialiste de l’abeille, discrédité dans son pays par les apiculteurs, ni celle d’un chercheur espagnol, qui a, certes, découvert « Noséma Céranae », responsable, selon lui, de tous les maux de l’apiculture, alors que d’autres scientifiques jugent son rôle, occasionnel et mineur, ni celle d’un spécialiste en physiologie qui n’a que rarement travaillé semble-t-il, sur des programmes de recherches liés à l’apiculture. On ne peut non plus accepter l’absence de vétérinaires français alors que la santé de l’abeille s’avère préoccupante...

La présence active de tous les responsables syndicaux nationaux, lors des prochaines réunions, sera déterminante pour parvenir à finaliser la création de cet Institut...

Semis de tournesols : des enrobages explosifs
Les semis de tournesol sont effectués et nous découvrons avec stupeur que la plupart des graines, notamment dans la région Centre, ont été enrobées avec un mélange associant deux fongicides systémiques, le fludioxonil et le metalaxyl-m , qui selon le Service Régional de la Protection des Végétaux, ne disposeraient pas d’autorisation de mise sur le marché.

Le fabricant étudierait son efficacité sur le mildiou et l’AFSSA évaluerait son impact éventuel sur la santé humaine... Rien sur abeilles... Si cette information est confirmée, il conviendra de réagir avec fermeté car de telles pratiques sont inacceptables...

Mouches ou abeilles sur les fleurs de baies roses ?

La filière apicole réunionnaise désemparée
Dans l’Ile de la Réunion, la mouche importée pour lutter contre la vigne marronne, une plante invasive, engendre des dramatiques conséquences pour les apiculteurs de l’Ile... Présente sur les fleurs de baies roses, la principale ressource mellifère, elle concurrence l’abeille qui dès lors ne peut plus butiner et produire.... Inacceptable pour la filière apicole et la pollinisation des cultures...

Le Programme scientifique APIMONDIA 2009 en ligne sur le site internet www.apimondia2009.com et dans la revue Abeilles & Fleurs.

Compte tenu de l’ampleur des projets de conférences, l’élaboration du programme détaillé du Congrès Apimondia a pris du retard mais est enfin établi. Nous souhaitions pouvoir vous le communiquer et c’est pour cette raison qu’ « Abeilles et Fleurs » vous parvient si tardivement. Nous vous prions de bien vouloir nous en excuser.

Afin que vous puissiez prendre connaissance de l’ampleur du programme et vous inscrire au tarif préférentiel, nous avons décidé de reporter l’activation du tarif retardataire, au 30 juin. Sachez en profiter !

Un grand concours des miels à APIMONDIA 2009

Ce congrès permettra de faire connaître la grande diversité des miels du Monde. Présidé par Etienne Bruneau, le Concours des miels, est ambitieux. Quelle que soit l’ampleur de votre exploitation, n’hésitez pas à vous inscrire et à apporter après analyse vos échantillons. Si vous êtes primés, ce sera une opportunité exceptionnelle pour faire découvrir vos miels rares et les valoriser au mieux !

Henri CLÉMENT
Président de l’UNAF

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Editorial n°705
Dans l’attente de décisions courageuses...

Michel Barnier devrait quitter le gouvernement pour pouvoir s’impliquer dans la campagne des élections européennes. Avant son départ, il devrait toutefois prendre des décisions déterminantes pour l’avenir de l’abeille et de l’apiculture française.

Plusieurs intoxications de ruches ont été observées, notamment dans le Centre et dans l’Ouest lors des semis de mais traités « Cruiser ». Des prélèvements d’abeilles et de végétaux ont été effectués et les analyses ont été réalisées.

L’an dernier, les résultats ont été remis aux pouvoirs publics près de dix mois après sans que les apiculteurs concernés en soient destinataires…
Nous exigeons que cette année les délais soient comparables à ceux de l’Allemagne.

Lors de nos rencontres au Ministère, il avait été décidé que le suivi du Cruiser serait effectué directement par le cabinet et que les dérives que nous avions dénoncées seraient corrigées… Depuis aucune réunion de concertation…

Aussi, nous demandons à Michel Barnier, Ministre de l’agriculture de travailler dans la transparence et de retirer l’autorisation de mise sur le marché comme il s’y était d’ailleurs engagé si les résultats démontraient la présence de la molécule de thiametoxam ou sa métabolite la clothianidine, dans les échantillons.

Nous attendons également la position du Ministre sur l’Institut Technique Apicole que nous espérons équilibrée afin que très rapidement cet organisme voit le jour et travaille concrètement pour les apiculteurs.

Le Frelon Vespa Velutina enfin classé comme espèce invasive !

Le frelon vespa velutina poursuit sa colonisation du territoire. Après la région Bourgogne, il vient d’être identifié à Saint-Malo.

Lors de notre dernière réunion à Bruxelles, nous avons appris qu’il venait d’être classé comme espèce invasive par la communauté européenne. Nous nous en réjouissons et nous remercions tous ceux qui se sont motivés pour obtenir une telle décision : le député Martial Saddier qui avait largement développé le sujet dans son rapport, les membres du bureau de l’UNAF particulièrement impliqués et enfin le groupe miel du COPA COGECA présidé par Etienne Bruneau.
Nous attendons toujours la mise en place d’une cellule de crise au niveau national, dotée de moyens et coordonnant la lutte, piégeage et destruction des nids, pour réduire la pression du frelon. Elle est plus que jamais indispensable.

Apimondia, une opportunité de rencontres exceptionnelles pour les apiculteurs français.

Tous ces thèmes seront naturellement abordés à Montpellier du 15 au 20 septembre lors du Congrès Apimondia. Cette manifestation exceptionnelle s’annonce sous les meilleurs auspices. Le programme définitif des conférences sera disponible vers la mi mai. En raison d’une très grande affluence des apiculteurs du monde, ne tardez pas à réserver vos hôtels et à effectuer vos inscriptions avant le 31 mai pour bénéficier des tarifs préférentiels

Henri CLÉMENT
Président de l’UNAF

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Editorial n°704
Premiers bilans de printemps

Hivernage : quel bilan ?
Avec les beaux jours et les premières visites de printemps, nous pouvons dresser un premier bilan de l’hivernage.

Une nouvelle fois, la situation paraît très variable selon les régions et l’environnement des ruchers. Pour un grand nombre d’apiculteurs installés en milieu préservé, les pertes sont limitées à moins de dix pour cent. C’est rassurant.

En revanche, pour ceux qui sont confrontés aux grandes cultures, la rémanence des traitements « Gaucho » sur céréales à pailles induit toujours des taux de mortalités hélas comparables aux années passées.

Avec l’autorisation du Cruiser, la situation devrait encore s’aggraver... Ne nous voilons pas la face. Si des décisions courageuses ne sont pas prises en urgence, c’est un pan entier de l’apiculture française qui va disparaître...

L’UNAF demande donc et avec la plus vive énergie, le retrait de l’ensemble des traitements de semences avec des molécules systémiques neurotoxiques car ces pesticides engendrent, partout où ils sont employés, des taux de mortalités inacceptables. L’Allemagne, l’Italie ont su prendre de telles décisions. Pour sauvegarder les abeilles, l’apiculture des zones de grandes cultures et l’environnement, il est grand temps que la France agisse de même. Dans plusieurs zones d’élevage, les traitements pour lutter contre la fièvre catarrhale ovine ont semble-t-il également provoqué des pertes considérables...
Enfin, une fois encore, on observe de nombreuses colonies, sans valeur, peu populeuses car bourdonneuses. Ce sont souvent de jeunes reines de l’année précédente qui ont fort bien pondu mais qui au sortir de l’hiver ne reprennent pas leur ponte. Les organismes de recherches doivent sans tarder vérifier la fertilité des mâles qui pourrait expliquer de telles anormalités...

Mission du député Saddier : premières réalisations

Avec la mise en place de l’Institut Apicole, les travaux sur l’interprofession et le retour à la déclaration annuelle de ruches, nous pourrons bientôt dresser un premier bilan de la mission confiée au député Martial Saddier.

Afin de permettre à Michel Barnier de valider la nouvelle structure avant son départ du ministère, fin avril, l’ultime réunion, décisive, a lieu le 7 avril.

Elle devrait permettre de constituer le conseil d’administration et le Comité scientifique. Plus que jamais, nous avons besoin de cet institut. Il doit, sans tarder, travailler de manière concrète et efficace sur les différents sujets qui conditionnent le devenir de l’apiculture. Ils sont nombreux... C’est donc un très beau défi.

Que nous réussirons si, et seulement si, l’ensemble des partenaires de l’apiculture est impliqué et fait preuve de maturité et d’esprit constructif...

APIMONDIA : Inscrivez-vous… sans tarder !

Le Congrès Apimondia se déroulera du 15 au 20 septembre 2009 à Montpellier. Aujourd’hui, nous nous réjouissons de constater que cette manifestation, unique au monde, prend une ampleur insoupçonnée. Le salon, complet à cette heure, accueillera à l’intérieur de Corum, le palais des Congrès sur quatre niveaux, plus de 120 stands. Sans prendre en compte tous ceux de l’espace réservé au grand public, associations, syndicats, marché des miels... qui seront implantés à l’extérieur sous les superbes platanes de l’Esplanade. Le programme des conférences est en cours d’élaboration. Nous attendions trois ou quatre cents propositions d’interventions. Nous en avons reçu plus de 700... Les présidents des sept commissions, biologie, santé de l’abeille, pollinisation, technologie, développement, Apithérapie et économie doivent les évaluer toutes afin de nous présenter un programme de qualité. En raison de ce succès et afin de vous présenter un programme détaillé, le surcoût de participation au Congrès ne sera exécutoire qu’à partir du 1er juin.

Ne tardez pas à réserver vos hôtels et à prendre votre accréditation.

Saisissez l’opportunité de participer à un concours des miels ou de photos exceptionnels.

Le Congrès Apimondia se déroule en France, dans le meilleur des cas, une fois tous les... 30 ans !

Henri CLÉMENT
Président de l’UNAF

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Editorial n°703
Assemblée générale de l’UNAF : une actualité chargée

Les responsables des syndicats départementaux se sont déplacés en grand nombre au siège de l’UNAF pour participer à notre assemblée générale annuelle. En raison d’une activité particulièrement chargée en 2008, les sujets abordés furent nombreux : phytosanitaires, OGM, rapport Saddier, frelon, dossiers juridiques, marché du miel, programme Abeille Sentinelle de l’Environnement, Apimondia…

Lors de cette réunion, M. le député Saddier a dressé le bilan des premières réunions du Comité opérationnel. Des groupes de travail ont été constitués, ils sont chargés de mettre en place l’institut technique, l’interprofession et la formation.

En ce qui concerne l’institut technique, il devrait être mis en place avant l’été.

Il serait souhaitable qu’un conseil d’administration rassemblant toutes les composantes représentatives de l’apiculture française définisse les orientations et veille à sa bonne gestion. Un Comité scientifique aiderait à la prise de décision. Le Centre national de développement apicole, à condition d’apporter des modifications à ses statuts, pourrait constituer l’épine dorsale de cet Institut technique.

La structuration de l’interprofession, plus complexe, pourrait voir le jour dans un ou deux ans. Un Brevet de technicien supérieur avec option apiculture sera proposé dès cet automne.

Conformément à l’observation de Martial Saddier dans son rapport, la déclaration annuelle de ruches sera à nouveau obligatoire à partir du 1er janvier 2010.

Cependant, nous souhaitons que les modalités soient définies entre les représentants de la profession et l’Administration.

Le gouvernement allemand maintient pour 2009 la suspension des insecticides neurotoxiques systémiques en raison des fortes intoxications subies par les abeilles lors des semis de maïs en 2008, mais aussi à cause de nouveaux éléments scientifiques qui ont mis en évidence la toxicité aiguë des exsudats de végétaux pour nos butineuses. Une seule petite goutte ingérée suffit à provoquer la mort de l’abeille en moins de deux minutes. Ces résultats d’expérience ont également été confirmés par les scientifiques italiens.

Le Cruiser 350 FS est donc toujours suspendu en Allemagne, alors qu’il servait de référent à l’autorisation de mise sur le marché du Cruiser français. Celle -ci ne repose à présent sur aucun fondement...

Une perspective heureuse se profile, il s’agit du Congrès Apimondia 2009 qui se déroulera du 15 au 20 septembre 2009 à Montpellier. Les préparatifs avancent considérablement, presque tous les stands sont déjà réservés, de nombreuses délégations étrangères se sont inscrites, le succès sera au rendez-vous.

Les raisons de participer à cet événement sont multiples :

  • Vivre cette manifestation exceptionnelle qui se déroule une fois tous les 30 ou 40 ans en France…

  • Visiter le hall d’exposition où plus de 200 exposants présenteront le matériel apicole, le conditionnement, les innovations, le négoce…

  • Ecouter les conférences de grande qualité où les vraies préoccupations qui conditionnent l’avenir de l’apiculture seront largement abordées par des scientifiques et des apiculteurs à l’échelle internationale.

  • Profiter d’un prix d’entrée divisé par deux par rapport aux précédents congrès, ceci afin de permettre à tous les apiculteurs d’y participer.

  • Découvrir Montpellier, ville bien desservie…

  • Et pour nous, Français, il n’y aura pas de frais d’avion…

  • Bénéficier d’un tarif moins élevé en vous inscrivant avant le 30 avril.

D’ores et déjà des réservations d’hôtels sont effectuées, alors un conseil… Ne tardez pas

Henri CLÉMENT
Président de l’UNAF

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Editorial n°702
Une victoire révélatrice contre le SPMF !

Nos collègues de plusieurs départements du Sud-Ouest et du Languedoc-Roussillon ont subi de graves dommages lors de la violente tempête qui selon plusieurs responsables apicoles étaient encore pire que celle de 1999. De nombreuses ruches ont été touchées, les ruchers inaccessibles et de nombreux bois de pin, d’acacia, de châtaignier ont été totalement saccagés.

Plusieurs années seront nécessaires avant que les paysages retrouvent leur aspect antérieur.

Nous tenons à leur témoigner tout notre soutien dans cette terrible épreuve.

Depuis plus de 12 ans maintenant, le Syndicat des producteurs de miel de France (SPMF) attaque devant les tribunaux l’UNAF et le SNA car il leur conteste leur statut de syndicat. Selon le SPMF, une structure regroupant des petits producteurs, des pluriactifs et des professionnels ne pourrait pas se prévaloir de syndicat.

Après plusieurs jugements, le 13 janvier 2009 la Cour de cassation a rendu son arrêt :
« ... Attendu , d’abord que selon l’article 2 de la convention n° 87 de l’OIT ratifiée par la France et relative à la liberté syndicale et à la protection du droit syndical, les travailleurs et les employeurs sans distinctions d’aucune sorte, ont le droit de constituer des organisations de leur choix et que selon l’article 5 ces organisations ont le droit de former d’autres groupements – Attendu, ensuite, que c’est à bon droit que la cour d‘appel a retenu que l’article L.2131-2 du Code du travail, qui suppose l’existence d’activités rémunérées à l’exclusion des activités désintéressées ou philanthropiques, ne distingue pas selon que ces activités sont exercées à titre exclusif, accessoire ou occasionnel, ni selon que les revenus qui en sont tirés constituent un revenu principal ou accessoire de sorte que peuvent constituer un syndicat tous les producteurs de miel et que doit être considéré comme tel tout apiculteur qui commercialise ses produits – Que le moyen n’est pas fondé – Attendu qu’il n’y a pas lieu de statuer sur ce moyen qui ne serait pas de nature à permettre l’admission du pourvoi – PAR ces motifs – REJETTE le pourvoi principal – Déclare non admis le pouvoir incident – Condamne le SPMF aux dépens – Vu l’article 700 du Code de procédure civile, le condamne à payer à l’UNAF et au SNA la somme de 2 000 euros chacun… »

Cet arrêt ne peut faire l’objet d’aucun recours et la procédure est donc définitivement terminée.

A l’heure où certains esprits étroits souhaiteraient encore exclure une grande proportion d’apiculteurs qui font pourtant la force numérique de l’apiculture, ce résultat incontestable conforte notre stratégie de rassemblement qui seule peut nous permettre de défendre avec efficacité la filière apicole. L’UNAF a toujours défendu les intérêts de l’apiculture professionnelle sans toutefois l’opposer à l’apiculture des petits producteurs. La France importe environ 20 000 tonnes de miel. La France a besoin d’un véritable réseau de pollinisateurs. L’apiculture a besoin de tous les relais sur le terrain pour promouvoir l’abeille, l’activité apicole et les produits de la ruche. Nous avons besoin de tous. Ce procès, qui a donné une mauvaise image de l’apiculture et nous a coûté de lourdes sommes d’argent, était stérile. Il est enfin achevé. C’est une excellente nouvelle.

Le comité de suivi qui a été mis en place à la suite de la mission qui a été confiée à M. Saddier va travailler sur la création de l’institut, de l’interprofession et de la formation.

Lors de la première réunion qui réunissait près de 60 personnes au chevet de l’apiculture, la section apicole de la Confédération paysanne, la FNOSAD et l’UNAF avons dû réagir avec détermination pour écarter les représentants de l’Union des industries de la protection des plantes (IUPP), c’est-à-dire Bayer, BASF, Syngenta…, et les groupements des coopératives agricoles qui souhaitaient également participer aux groupes de travail sur l’institut et l’interprofession… Les structures représentatives de l’apiculture sont suffisamment majeures pour élaborer les orientations de cet institut et en assurer le contrôle de la gestion. Nous devons être particulièrement vigilants pour ne pas nous laisser phagocyter par des groupements autres qu’apicoles qui voudraient encadrer et contrôler l’apiculture.

Les deux syndicats allemands, le DIB et le DBIB, ont récemment dénoncé la collusion entre la recherche et les firmes. Selon leurs présidents qui ont été confortés par leurs adhérents lors d’Assemblées Générales extraordinaires, cette collusion altère de manière dramatique l’indépendance des chercheurs allemands… Nous serons donc plus que vigilants car les décisions prises par cet institut auront des conséquences importantes sur l’apiculture française.

La conférence de presse s’est fort bien déroulée à l’UNAF le 20 janvier. Pesticides, frelon, rapport Saddier ont été abordés par les différents intervenants et bien relayés dans les médias.

Tous ces dossiers seront naturellement abordés lors de notre assemblée générale qui se déroulera le samedi 21 février au siège de l’UNAF.

Henri CLÉMENT
Président de l’UNAF

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Editorial n°701
2009, l’année de tous les défis !

Fin décembre 2008, ne tenant aucun compte des oppositions des apiculteurs et des associations environnementales comme des suspensions prises dans d’autres pays européens, Michel Barnier, ministre de l’Agriculture, a autorisé une nouvelle fois jusqu’au 15 mai 2009, le « Cruiser® » pour l’usage maïs. Certes, cette décision est assortie d’un suivi et de plusieurs obligations qui limitent son usage comme notamment la possibilité de l’employer sur une même parcelle uniquement une seule fois tous les trois ans...

Ainsi, réglementairement, les maïsiculteurs qui refusent de pratiquer la rotation des cultures et qui avaient employé Cruiser® en 2008, ne peuvent plus en disposer pour les campagnes 2009 et 2010...

Néanmoins, les abeilles vont, une année encore, servir de cobayes et nous ne pouvons que nous interroger sur les moyens dont disposeront les directions départementales de l’Agriculture pour vérifier que sur le terrain, toutes les procédures d’utilisation seront bien respectées...

L’UNAF, quant à elle, sera vigilante quant à leur stricte application. Il n’en demeure pas moins consternant de voir la France se coucher ainsi devant des intérêts financiers au détriment de l’apiculture et des pollinisateurs sauvages, de l’environnement et d’une agriculture d’avenir.
Rapport Saddier, tous les apiculteurs doivent être pris en considération.

L’année 2009 devrait voir la concrétisation des propositions élaborées par M. le député Martial Saddier au terme de sa mission. La première réunion se déroulera au ministère de l’Agriculture le 7 janvier en fin de journée.

Plusieurs chantiers sont annoncés : l’institut technique, l’interprofession, le statut de l’apiculteur, le réseau de surveillance, les modalités de déclaration de ruches, la stratégie de lutte contre le frelon asiatique...

Nous veillerons à ce que tous les apiculteurs soient pris en considération car disposer à la fois d’un réseau de petits producteurs et d’une apiculture professionnelle constitue une chance et un atout considérable pour le devenir de la filière.

Les apiculteurs qui entretiennent quelques ruches participent à la production nationale, fortifient le réseau de pollinisateurs dont l’ensemble du territoire a besoin, assurent la promotion de l’abeille et des produits de la ruche et c’est là, ne l’oublions pas, dans les tout petits ruchers, que naît souvent la vocation des futurs apiculteurs professionnels.

L’apiculture professionnelle et pluriactive, elle, représente un véritable poids économique, assure la plus grande partie de la production et permet de mettre à disposition des utilisateurs agricoles, des colonies d’abeilles pour la pollinisation des cultures et des vergers. L’une et l’autre sont indissociables et complémentaires...

En France et dans toute l’Europe aujourd’hui, libres, passionnés, intrépides bien que ne disposant que de faibles moyens financiers, les apiculteurs interviennent partout pour faire interdire les pesticides qui intoxiquent leurs abeilles et obliger les Etats à mettre en place de véritables procédures d’ homologations qui, si elles étaient appliquées, écarteraient de nombreux produits phytosanitaires...

Cela dérange. Et cela dérange d’autant plus que la population est sensible à ce discours et soutient les apiculteurs dans ce combat. Aussi, certains souhaiteraient mettre enfin l’apiculture sous la coupe de quelques structures agricoles, techniques ou industrielles afin d’encadrer cette activité trop turbulente et la rendre plus docile.

Les orientations qui définiront l’avenir de la filière doivent être prises par les représentants des apiculteurs et non par quelques autres organismes.

L’Institut technique devra, lui aussi, être indépendant et les programmes décidés par les représentants de l’apiculture. Nous y veillerons.

Je vous souhaite à vous et à vos proches une bonne et belle année 2009 !

Santé, bonheur et réussite ! De belles colonies, de superbes miellées !

Et un beau congrès Apimondia qui se déroulera à Montpellier du 15 au 20 septembre 2009!

Henri CLÉMENT
Président de l’UNAF