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PRESIDENTIELLES : les réponses des candidats

Tous les candidats à l’élection présidentielle ont reçu les 15 questions de l’UNAF. Vous trouverez sur cette page les réponses reçues à ce jour.

Au 05 avril 2017 :

Ont répondu à nos questions précises, à lire ci-dessous :

- Nicolas Dupont-Aignan
- Benoît Hamon
- Jean-Luc Mélenchon

Ont répondu sous la forme d’un texte général :

- Nathalie Arthaud : lire sa lettre
- François Fillon : lire sa lettre

Vous engagez-vous à défendre fermement l’interdiction des insecticides néonicotinoïdes, y compris du sulfoxaflor et de la flupyradifurone, en ne délivrant pas de dérogation ?

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Nicolas Dupont-Aignan : Si des efforts ont été réalisés afin d’interdire les produits les plus dangereux – interdiction du Gaucho et du Régent en 2005, du Cruiser en 2012 – de nombreux néonicotinoïdes sont encore en circulation. Les chiffres restent même alarmants : 387 tonnes en ont été versées en 2013 et plus de 508 en 2014. Je m’engage donc à ce qu’il n’y ait pas de dérogation à la loi de 2016 et respecterai fermement les délais fixés (juillet 2021).

Benoît Hamon : La disparition des pollinisateurs revient à mettre en danger un mécanisme naturel vieux d’environ 100 millions d’années. Lutter contre la disparition des pollinisateurs n’est pas une option mais une condition de notre survie. Les effets ravageurs des néonicotinoïdes sur les abeilles sont mis en avant par une multitude d’études émanant d’organismes scientifiques dont la réputation n’est plus à faire. Au regard, d’une part de l’enjeu, et d’autre part de l’état de nos connaissances scientifiques, l’interdiction totale des néonicotinoïdes est urgente et prioritaire.

Jean-Luc Mélenchon : Oui, je m’engage à interdire immédiatement les pesticides les plus dangereux, dont font partie les néonicotinoïdes.

Vous engagez-vous à mettre tout en œuvre pour faire adopter par l’Union européenne les nouvelles lignes directrices sur les évaluations de l’impact des pesticides pour les abeilles ?

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Nicolas Dupont-Aignan : Il faut mettre un terme à la pression des lobbies au sein de l’Union européenne et tenir compte de l’avis des spécialistes, surtout lorsque la santé publique et la richesse de nos écosystèmes sont en jeu. C’est pourquoi je propose de réorienter l’Europe sur une base confédérale pour en finir avec son mode de fonctionnement trop technocratique et trop « influencé ». Dès mon élection à la présidence de la République, je suspendrai les dispositions trop contraires aux intérêts de nos concitoyens, notamment en matière de santé et d’environnement.

Benoît Hamon : L’amélioration de l’évaluation des risques est un préalable pour assurer une meilleure protection des abeilles, et plus généralement pour enrayer l’érosion de la biodiversité. C’est pour cela que j’entends rendre obligatoire l’évaluation des produits et substances mis sur le marché par une instance indépendante et assurer une plus grande transparence dans les procédures.

Jean-Luc Mélenchon : Oui. Il est indispensable de pouvoir évaluer de manière fiable et indépendante l’impact des pesticides sur les abeilles. Je m’engage donc à faire le maximum pour que soit adoptées ces nouvelles lignes directrices par l’Union Européenne.

Vous engagez-vous : 1/ à modifier l’arrêté du 28 novembre 2003 pour objectiver le moment de la pulvérisation des pesticides « après le coucher du soleil » ; 2/ à étendre cette réglementation aux fongicides et aux herbicides ?

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Nicolas Dupont-Aignan : La loi de transition énergétique prévoit déjà des avancées en la matière en interdisant la vente des pesticides chimiques aux particuliers à l’horizon 2019, je salue cette évolution. Réduire la toxicité des pesticides « tueurs d’abeilles » pour aller progressivement vers leur interdiction et leur remplacement par des modes de lutte contre les parasites avec zéro impact délétère sur l’écosystème restera la politique de mon mandat, mais il faut veiller à ne pas accabler nos agriculteurs de normes et de contraintes, qui prétendent concilier deux impératifs inconciliables : faire face à une concurrence internationale féroce ne respectant aucune règle et subir toujours plus de contraintes internes. Accompagnons au contraire nos agriculteurs, soutenons leurs initiatives visant des objectifs de qualité et de durabilité.

Benoît Hamon : Ce sont avant tout les pratiques agricoles qui doivent évoluer. C’est pour cela que je veux faire de l’agro-écologie le moteur de l’agriculture de demain par l’accompagnement vers le bio qu’elle permet.
Si dans l’idéal ces mesures sont souhaitables, elles se heurtent à de nombreux obstacles. Il faut trouver des solutions responsables qui puissent s’adapter sur le terrain.

Jean-Luc Mélenchon : Oui. Afin que l’arrêté soit compris et appliqué par les agriculteurs, il est nécessaire d’y préciser clairement que les pulvérisations d’insecticides, mais également d’herbicides et de fongicides, doivent être effectuées après le coucher du soleil pendant les périodes de floraison.

Soutiendrez-vous la recherche en faveur des alternatives aux pesticides chimiques ?

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Nicolas Dupont-Aignan : Oui, je veux faire de la France le paradis des chercheurs. Pour cela je franchirai le seuil des 3% du PIB pour la recherche et le développement dès 2019 (contre 2,2% à l’heure actuelle). L’État investira 4 milliards d’€ supplémentaires par an pour relancer la recherche. Cet élargissement du budget R&D sera par exemple destiné aux principaux acteurs de la recherche agronomique comme l’INRA, le Cemagref, le Cirad et l’Ifremer. L’État stratège rebâti ciblera les technologies les plus cruciales sur les 30 prochaines années, aidé par un Commissariat aux filières d’avenir chargé de définir les filières à développer en priorité et d’évaluer l’implication financière de l’État pour relever les enjeux de demain dans ces secteurs. Il faut aussi renouer le lien essentiel entre la recherche université et les secteurs productifs comme l’agriculture, en multipliant les partenariats entre le monde de l’entreprise, les universités et les centres de recherche.

Benoît Hamon : C’est un axe essentiel de la transition agro-écologique. Je me suis engagé à développer la recherche pour remplacer progressivement les pesticides par des solutions alternatives. Ce qui doit se faire dans deux directions. D’une part, j’entends promouvoir et financer la recherche agronomique publique dans le domaine de la sélection variétale dédiée à une indépendance des plantes cultivées vis-à-vis des intrants chimiques. D’autre part, il s’agit de développer les techniques qui utilisent des mécanismes naturels tels le biocontrôle et les préparations naturelles peu préoccupantes (PNPP).

Jean-Luc Mélenchon : La redéfinition des missions et de la gouvernance de l’INRA fait partie du programme agricole de la France Insoumise, afin que toute son activité soit tournée vers la transition écologique de l’agriculture. Cela passera par un réinvestissement massif des programmes de sélection variétale afin de mettre à disposition des agriculteurs des variétés réellement adaptées à l’agriculture écologique (et notamment sans pesticides). Les programmes de recherche portant sur les alternatives aux pesticides (par exemple sur la lutte biologique), ou sur les méthodes agronomiques de contrôle des insectes ou des mauvaises herbes (associations culturales, rotations complexes) seront développés et soutenues.

Séparerez-vous la vente des pesticides du conseil technique à destination des agriculteurs ?

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Nicolas Dupont-Aignan : J’y suis favorable, il me semble important de laisser les comportements vertueux en matière d’écologie d’émerger. La mainmise des grandes entreprises du marché des insecticides sur le conseil technique des agriculteurs doit cesser.

Benoît Hamon : La mise en œuvre du plan Ecophyto 2 avec notamment les certificats d’économie des produits phytopharmaceutiques est une première réponse permettant la baisse de l’utilisation des pesticides qu’il ne faut pas négliger. Le système économique des coopératives est certainement à remettre à plat afin de clairement séparer les activités commerciales des activités de conseil. La redéfinition des missions des chambres d’agriculture s’impose. Ce sont des questions que je propose d’aborder lors du Grenelle de l’Agriculture et de l’Environnement qui se tiendra dès la première année de mon mandat.

Jean-Luc Mélenchon : Oui. Cela s’inscrira dans la redéfinition de la mission des Chambres d’agriculture (ainsi que leur gouvernance), qui seront dédiées à accompagner sur le terrain la transition écologique des agriculteurs.

Soutiendrez-vous les efforts de transition de l’agriculture dite intensive vers une agriculture plus respectueuse des pollinisateurs (bio et label « Bee Friendly ») ?

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Nicolas Dupont-Aignan : Je suis évidemment favorable à la création d’un label « Ami des Abeilles ». Je soutiendrai nos terroirs en incitant les collectivités publiques telles que les cantines scolaires et autres à se fournir chez des producteurs locaux et à privilégier le bio français.

Benoît Hamon : Les nuisances de l’agriculture intensive ne sont plus à démontrer. Les nombreuses pollutions engendrées, la perte de biodiversité, le déclin des pollinisateurs a conduit la France à résolument s’engager dans la voie de la transition environnementale et de l’agriculture agro-écologique. J’entends tout à la fois accélérer cette transition et promouvoir l’agriculture biologique. Pour cela, il est indispensable de renforcer les aides aux agriculteurs qui souhaitent promouvoir des méthodes alternatives et de nouvelles pratiques agronomiques et de permettre la reconnaissance de leurs efforts par des labels appropriés.

Jean-Luc Mélenchon : Tout le programme agricole de la France agricole est basé sur la transition vers une agriculture écologique et paysanne. Dans ce cadre, tous les moyens dont dispose l’Etat (financiers, humains, techniques, législatifs) seront mis au service de cette transition.

Défendrez-vous notamment dans le cadre de la nouvelle PAC des mesures de soutien aux agriculteurs qui cultiveraient des plantes protéagineuses attractives pour les abeilles comme le trèfle, le sainfoin ou la luzerne ?

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Nicolas Dupont-Aignan : Oui, et il faut renouer avec la PAC et ses 3 volets : préférence communautaire, prix garantis et quotas. L’Europe doit protéger son marché et n’autoriser que les importations ne faisant pas obstacle à la réalisation de sa politique d’indépendance alimentaire, en instaurant un mécanisme de droits de douane variables. Si nous ne sommes pas entendus, nous rétablirons une politique agricole nationale. Il faut rendre aux agriculteurs leur liberté sur les semences, en particulier celles ayant pour but de préserver la diversité de nos écosystèmes.

Benoît Hamon : Certainement. Toutes ces cultures que vous citez sont non seulement attractives pour les abeilles, mais également bénéfiques aux sols. C’est pour cela que dans mon programme je propose de renforcer le soutien aux productions de protéines végétales par l’intermédiaire des aides couplées ou des mesures agro-environnementales et climatiques.

Jean-Luc Mélenchon : Oui, nous proposerons l’attribution d’aides pour la diversification des cultures, qui passe notamment par l’introduction de légumineuses et de protéagineuses attractives pour les abeilles dans les rotations. Des filières de plantes mellifères sous-exploitées, comme le sarrasin ou le sainfoin, seront développées et soutenues. Enfin, l’accent sera mis sur le développement de l’agroforesterie sous toute ses formes, y compris par la plantation de haies arbustives mellifères (robinier, aubépine, sureau, noisetier…) le long des parcelles, et par l’introduction d’arbres mellifères (arbres fruitiers) au sein des systèmes de culture.

Vous engagez-vous à réaffirmer l’interdiction stricte de la culture des OGM agricoles et à inscrire les nouveaux OGM (NBT-New Breeding techniques) dans la réglementation européenne sur les OGM afin qu’ils fassent l’objet d’une évaluation préalable et d’un étiquetage ?

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Nicolas Dupont-Aignan : Oui, sans vouloir m’opposer à toutes les avancées de la science, je reste fermement opposé à la culture et la commercialisation de tout type d’OGM aussi longtemps que son innocuité n’est pas prouvée. Ce n’est pas le cas aujourd’hui.

Benoît Hamon : Les OGM sont des produits potentiellement dangereux pour la santé humaine et l’environnement. Aussi, je me suis prononcé pour le maintien de l’interdiction des cultures OGM. Je propose également de soumettre les OGM cachés à l’ensemble des règles applicables aux OGM. L’étiquetage est le seul moyen d’avoir une transparence de la composition des produits et de faire progresser la prise de conscience de nos concitoyens.

Jean-Luc Mélenchon : Nous sommes fermement opposés à tous les OGM, y compris les nouveaux OGM, et nous nous engageons à (ré)affirmer leur interdiction dans les textes européens.

Maintiendrez-vous le principe de précaution inscrit dans la Constitution française depuis 2005 ?

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Nicolas Dupont-Aignan : Oui, je ne vois pas de raison de revenir sur le principe de précaution. 


Benoît Hamon : Le principe de précaution est absolument essentiel pour permettre aux décideurs de prendre des mesures de protection en faveur de la santé humaine et de l’environnement face à des dangers complexes. Le maintien de ce principe constitutionnel n’a certainement jamais eu autant de sens qu’à l’heure actuelle.

Jean-Luc Mélenchon : Oui

Frelon asiatique : êtes-vous favorable à la mise en place d’un plan de lutte obligatoire construit et validé en collaboration étroite avec les apiculteurs ?

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Nicolas Dupont-Aignan : xx

Benoît Hamon : Cette espèce invasive est l’une des causes de l’érosion des populations d’abeilles. Un travail étroit de collaboration doit être impulsé entre les pouvoirs publics, les scientifiques et les apiculteurs afin d’enrayer la progression du frelon asiatique. Naturellement, aucune plan d’action ne pourra être mis en place sans la validation des premiers intéressés : les apiculteurs.

Jean-Luc Mélenchon : La France Insoumise est favorable à la mise en place d’un tel plan de lutte. Ce plan de lutte devra bien évidemment être construit avec les apiculteurs. Il devra également se baser sur les connaissances scientifiques actuelles et les études dont nous disposons sur le frelon asiatique et ses effets sur les colonies d’abeilles.

Frelon asiatique : êtes-vous favorable à la reconnaissance du piégeage de printemps des reines fécondées comme mesures de lutte ?

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Nicolas Dupont-Aignan  : Les recommandations de prudence du Muséum d’histoire naturelle me semblent pertinentes. Les conditions et méthodes techniques actuelles de traque du frelon asiatique à pattes jaunes, feraient peser une menace inquiétante sur nos écosystèmes si elles étaient orchestrées par l’État dans un grand plan systématique. Le problème est double : l’utilisation d’appâts empoisonnés est un risque pour nos espèces locales, tandis que les espèces invasives types frelon asiatique sont plus résistantes. Une réaction disproportionnée serait une menace pour nos écosystèmes. Il est moins risqué à mon sens d’avoir recours aux méthodes de luttes actuelles ; il s’agit de faire au mieux dans l’état actuel de nos connaissances, en attendant de trouver des techniques qui permettent de cibler les frelons asiatiques sans menacer les abeilles.

Benoît Hamon : Le premier problème est la non sélectivité des pièges. Ces derniers ont donc un impact sur d’autres insectes. Néanmoins l’INRA travaille sur un répulsif qui ouvrirait la voie à un piégeage sélectif et efficace. Par ailleurs, nous devrons procéder par étape et de manière expérimentale afin de soumettre le piégeage des reines au printemps à un protocole scientifique qui permettra une évaluation objective et précise.

Jean-Luc Mélenchon : Le piégeage de printemps des reines est une méthode de lutte contre le frelon asiatique qui lorsqu’elle est mal appliquée, ou appliquée trop tardivement, peut se révéler néfaste pour les pollinisateurs sauvages. Etant donné l’impossibilité de contrôler les pratiques individuelles de piégeage, nous ne sommes pas favorables à la reconnaissance de cette technique comme méthode de lutte. Nous sommes par contre prêts à soutenir la mise en place de dispositifs sur les ruches (grillage sur les planches d’envol, entre autres) qui ont fait leurs preuves dans la réduction du stress des colonies associé à la présence de frelons asiatiques. Si ces méthodes, appliquées à grandes échelles, se révélaient inefficaces, nous réévaluerions la pertinence du piégeage des reines et notamment les moyens de contrôler son application sur le terrain.

Etes-vous favorable à une évolution de la règlementation relative à l’étiquetage des pots de miel (sur le même modèle que l’Italie) ?

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Nicolas Dupont-Aignan : J’y suis bien sûr favorable. Je propose la création et la création d’un label unique « Fait en France », pouvant aussi être décliné dans les départements « Fait en France – Nom du département ». Ce label permettrait d’identifier l’origine des produits français avec leurs normes et le savoir-faire local, de donner une visibilité aux entreprises agricoles et alimentaires françaises qui proposent aux consommateurs le « fait en France ». Quant aux consommateurs nationaux, notamment urbains, ils doivent pouvoir trouver sur les rayons de leurs magasins des produits émanant de leur région ou de leur département. Il s’agit aussi de toucher les 85 millions de touristes en visite chaque année en France et de favoriser les produits à l’exportation.

Benoît Hamon : La mesure adoptée par l’Italie correspond à l’urgence d’assurer toute la transparence et la traçabilité des produits. Cela correspond par ailleurs à une forte et légitime demande des Français à laquelle il faut répondre.

Jean-Luc Mélenchon : Nous sommes favorables à un étiquetage clair et transparent, permettant au consommateur de connaître la provenance du, ou des miels dans le cas d’assemblages, ainsi que leurs proportions relatives.

Dans le cadre de la lutte contre varroa, instaurerez-vous une simplification de l’accès aux médicaments bénéficiant d’une autorisation de mise sur le marché ?

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Nicolas Dupont-Aignan : Il n’y a pas de raison de restreindre l’accès à ces médicaments.

Benoît Hamon : Le varroa est un véritable fléau auquel doivent faire face les apiculteurs. Néanmoins, un traitement médicamenteux n’est jamais une opération anodine et impacte nécessairement le tissu du vivant. La présence d’un professionnel de santé, le vétérinaire en l’occurrence, dans la chaîne de décision semble de ce point de vue recommandé.

Jean-Luc Mélenchon : Nous considérons que le problème sanitaire majeur que traverse l’apiculture est celui de l’affaiblissement généralisé des colonies. La mortalité par le varroa en est une conséquence, mais la lutte contre le varroa ne doit pas nous faire oublier notre objectif principal : restaurer des conditions environnementales propices à la bonne santé des colonies d’abeilles. L’interdiction immédiate des pesticides les plus dangereux (dont les néonicotinoïdes) sera une première étape vers cela. La transition de l’ensemble de l’agriculture vers un modèle écologique, qui est notre objectif, permettra à toutes les colonies de vivre dans un environnement sans pesticides agricoles. Enfin, la diversité et l’abondance des ressources florales sauvages joue un grand rôle dans la construction du système immunitaire des colonies, et il est donc indispensable de les préserver, ou de les recréer, sur l’ensemble du territoire.

Etes-vous favorable à une simplification et à une harmonisation de la reconnaissance en calamité agricole entre les départements ? Etes-vous favorable à la mise en place d’aides spécifiques aux apiculteurs lors des années où les conditions météorologiques sont catastrophiques, en réelle concertation avec ces derniers ?

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Nicolas Dupont-Aignan : Un alignement des critères d’éligibilité aux dédommagements des apiculteurs sur ceux des éleveurs et agriculteurs me semble en effet nécessaire vu le rôle joué et les difficultés rencontrées par la filière du miel en France.

Benoît Hamon : Comme de nombreuses filières agricoles, la filière apicole est très sensible aux aléas climatiques. Les concertations sont nécessaires pour appréhender au mieux les réalités de terrain et définir au plus près les plans d’aide qui s’imposent.

Jean-Luc Mélenchon : xx

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