Les beaux jours sont là, le frelon asiatique aussi ! Luttez avec l’UNAF dès maintenant et Protégez ainsi les abeilles et les insectes pollinisateurs.
Communiqué de presse – Les beaux jours sont là, le frelon asiatique aussi ! Originaire d’Asie, le frelon asiatique a été introduit en France entre 2003 et 2005. Il est désormais présent sur quasi tout le territoire et 8 autres pays européens. Les dégâts causés par cette espèce sont bien réels et non négligeables : […]
- Pour les colonies d’abeilles domestiques cela va parfois bien au-delà de la prédation par prélèvement direct du frelon asiatique. Lorsque le nombre de V. velutina devant les ruches est supérieur à 10 individus, la colonie est condamnée. Le stress pour les abeilles est tel qu’elles ne sortent plus, la reine stoppe la ponte et, dans les cas extrêmes, la colonie peut déserter.
- Pour les insectes sauvages, comme les papillons, les abeilles sauvages, les diptères ou encore les guêpes, la prédation peut représenter les deux tiers de ses captures quand l’abeille représente le tiers 1.
- Pour l’Homme, surtout lorsque des nids sont au niveau du sol (ou à hauteur d’homme), quelques piqûres suffisent à provoquer une hospitalisation voir parfois le décès. Rien qu’en 2012, 13 décès ont été attribués à cette espèce invasive.
- Piéger les fondatrices au printemps : pour que le piégeage de printemps soit efficace tout en préservant la biodiversité, il convient de cibler au mieux la période de piégeage et de limiter le nombre de pièges. Les principaux critères à prendre en compte sont : l’emplacement des pièges, la période de piégeage, le type de piège, les appâts à utiliser et l’entretien des pièges. Le piégeage de printemps vise à capturer les femelles fécondées capables de construire et développer un nid. Une fondatrice capturée, c’est un nid en moins et plusieurs milliers d’individus qui ne verront pas le jour. Il est impératif de poursuivre le piégeage jusqu’à la mi juin (fin de la floraison du châtaignier) pour capturer les dernières femelles capables de fonder un nid. Au delà, les reproductrices restent à l’intérieur du nid et sont protégées. Ce sont les jeunes ouvrières qui assurent l’approvisionnement. Pour l’apiculteur, le piège pour capturer les fondatrices au printemps doit être suspendu entre deux ruches, ou placé dans un arbre ou un arbuste en fleur.
- Détruire les nids : cette étape réduit la pression exercée sur les ruches en fin de saison et limite le nombre de futures fondatrices. Cependant, il est difficile de repérer les nids, souvent dissimulés dans les arbres. Pour l’instant, il n’existe pas de méthode de détection à 100 % efficace.
- Protéger son rucher : une palette de solutions pour protéger son rucher des attaques de Vespa velutina existe.
- Qu’un audit soit commandité pour évaluer les choix de la France en matière de lutte contre le frelon asiatique. Si l’éradication est impossible, il est possible de réduire la pression sur les ruchers et de soutenir le secteur apicole.
- De reconnaître le piégeage de printemps comme une méthode de lutte efficace contre le frelon asiatique, comme en Italie et dans les autonomies espagnoles.
- La participation des autorités publiques à la destruction des nids, à l’image de nombreux États d’Europe.
- L’indemnisation des apiculteurs du fait des dommages causés par le frelon.
- Rome Q., Perrard A., Muller F. et Villemant C. 2011. Monitoring and control modalities of a honeybee predator, the yellow-legged hornet Vespa velutina nigrithorax (Hymenoptera: Vespidae). Aliens: The Invasive Species Bulletin – Newsletter of the IUCN/SSC Invasive Species Specialist Group 31 : 7-15 ↩︎



