Pollinisateurs et biodiversité

Interdiction du maïs MON810

Interdiction du maïs MON810 Aujourd’hui, le 16 mars, nous avons appris en fin de journée que le Ministre de l’agriculture a décidé de publier l’interdiction de la culture du maïs OGM MON810 au JO du dimanche18 mars. Cette nouvelle était très attendue du monde apicole. En effet, depuis l’arrêt de la Cour de justice de […]

Auteur :

Interdiction du maïs MON810

Aujourd’hui, le 16 mars, nous avons appris en fin de journée que le Ministre de l’agriculture a décidé de publier l’interdiction de la culture du maïs OGM MON810 au JO du dimanche18 mars.

Cette nouvelle était très attendue du monde apicole. En effet, depuis l’arrêt de la Cour de justice de l’Union Européenne de septembre 2011, le miel contenant du pollen issu du maïs MON810 ne peut être commercialisé faute d’autorisation de ce pollen pour l’alimentation humaine.

Fin novembre, le Conseil d’Etat décidait de lever l’interdiction française de ce maïs de Monsanto, et depuis lors, l’Union Nationale de l’Apiculture Française et d’autres organisations apicoles, environnementales et paysannes n’ont eu de cesse d’appeler le gouvernement à un renouvellement rapide de ce moratoire.

Cette nouvelle intervient alors que, selon plusieurs informations, des semis de maïs ont déjà commencé dans certaines régions, les conditions météo étant au rendez-vous. Il est donc possible que quelques semis marginaux de maïs MON810 aient été réalisés avant l’entrée en vigueur de l’interdiction. Quel statut juridique sera accordé à ces semis ? Comment l’administration garantira la protection des produits apicoles et plus généralement, des productions labellisées ?

Par ailleurs, l’UNAF regrette que les arguments avancés pour étayer cette interdiction ne tiennent pas compte de la menace économique pour l’apiculture, et des risques évidents pour les agro-écosystèmes qui découleraient du manque de pollinisation du fait du départ des apiculteurs des zones de culture d’OGM.

Pour Olivier Belval, Président de l’UNAF «Les OGM sont incompatibles avec la santé de l’abeille et la pratique de l’apiculture. C’est donc avec satisfaction que les apiculteurs accueillent cette annonce de Bruno Le Maire. Mais la météo de ce mois de mars nous fait craindre d’éventuels semis précoces. »

À propos de l'auteur•rice Vincent Brossel

Vincent Brossel est chargé de communication et des relations presse de l’UNAF. Expérimenté en communication digitale pour des associations, il est également apiculteur et responsable d’une association d’apiculture urbaine.

Contacter Vincent Brossel

Soutenir et agir avec l’UNAF

Défendez, à nos côtés, les intérêts de la filière apicole.

Adhérer
Devenir partenaire
S’abonner à la revue Abeille & fleurs

    Vous avez remarqué une erreur sur cet article ? N'hésitez pas à nous la communiquer !