L’UNAF mobilisée devant l’Assemblée nationale contre le retour des néonicotinoïdes
Le 20 juillet 2026, l’UNAF s’est mobilisée devant l’Assemblée nationale aux côtés de plus de 1 000 manifestants pour réaffirmer son opposition au retour des néonicotinoïdes et défendre les abeilles, les pollinisateurs et la biodiversité.
Le 20 juillet 2026, l’Union Nationale de l’Apiculture Française (UNAF) était présente devant l’Assemblée nationale pour manifester contre le retour des pesticides néonicotinoïdes.

Aux côtés de nombreux citoyens, associations, apiculteurs et élus, l’UNAF a réaffirmé avec force son opposition à la réintroduction de substances dont les conséquences sur les abeilles, les pollinisateurs et plus largement la biodiversité sont largement documentées.
La mobilisation a rassemblé plus de 1 000 personnes selon la préfecture, venues défendre un même message : face aux dangers des pesticides pour le vivant, aucun retour en arrière ne doit être accepté.
« Protéger les abeilles, c’est protéger le vivant »
Présente lors de cette mobilisation, Carolyn Bouguet, apicultrice dans l’Essonne et administratrice de l’UNAF, a pris la parole au nom de notre organisation.
Dans son intervention, elle a rappelé la responsabilité collective qui nous incombe face à la fragilisation des pollinisateurs :
« Depuis à peine un siècle, nos pollinisateurs sont fragilisés et menacés par les conséquences de nos pratiques, notamment l’usage massif des pesticides. Aujourd’hui, nous ne pouvons plus dire : “On ne savait pas”. »
Elle a également adressé un appel clair aux responsables politiques :
« Leur avenir dépend désormais de nos décisions collectives. Réintroduire des pesticides néonicotinoïdes, c’est prendre le risque d’affaiblir encore davantage des populations de pollinisateurs déjà vulnérables. »
Et de conclure :
« Protéger les abeilles, c’est protéger le vivant. Protéger le vivant, c’est protéger notre avenir. »

Plus de 25 ans de mobilisation contre les néonicotinoïdes
Depuis plus de 25 ans, l’UNAF se mobilise contre l’utilisation des pesticides néonicotinoïdes et a contribué aux combats ayant conduit à leur interdiction en France.
Des centaines d’études scientifiques ont mis en évidence les effets de ces substances sur les pollinisateurs. L’UNAF alerte notamment sur les risques liés à l’acétamipride et au flupyradifurone, qui peuvent affecter les colonies d’abeilles, leur comportement, leurs capacités de butinage et plus largement les écosystèmes dans lesquels ces molécules persistent.
Alors que les pollinisateurs subissent déjà de multiples pressions, l’UNAF refuse que soient remis en cause les progrès obtenus au terme de plusieurs décennies de mobilisation.
L’UNAF appelle les parlementaires à prendre leurs responsabilités
À l’occasion de cette mobilisation, les représentants de l’UNAF ont également pu échanger avec plusieurs élus présents afin de rappeler les inquiétudes du monde apicole et l’urgence de protéger durablement les pollinisateurs.
L’UNAF appelle les députés à s’opposer clairement à la réintroduction des néonicotinoïdes et à prendre pleinement la mesure des conséquences que les décisions prises aujourd’hui pourront avoir sur les générations futures.
Comme l’a rappelé Carolyn Bouguet devant l’Assemblée nationale :
« Si nous ne sommes plus capables de protéger les abeilles, comment pourrions-nous prétendre protéger les générations futures ? »
L’UNAF poursuivra sa mobilisation pour défendre une apiculture durable, préserver les pollinisateurs et protéger la biodiversité face aux menaces que représentent les pesticides.




