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Récolte de miel 2026 : entre 18 000 et 20 000 tonnes estimées en France

Après un printemps prometteur, les canicules et la sécheresse ont fortement réduit les récoltes estivales. L’UNAF estime la production française de miel 2026 entre 18 000 et 20 000 tonnes.

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Récoltes de miels 2026 : Un début d’année très prometteur au printemps mais très vite, les canicules répétées et la sècheresse persistante, en brulant les fleurs, ont réduit les récoltes de miels d’été. On peut raisonnablement estimer la récolte entre 18 et 20 000 tonnes !

Selon les premières estimations de l’Union Nationale de l’Apiculture Française (UNAF), la récolte française de miel 2026 devrait se situer entre 18 000 et 20 000 tonnes, un niveau inférieur à celui de 2025.

Dans ce communiqué, l’UNAF dresse le bilan de la saison apicole 2026 et alerte sur les conséquences croissantes du bouleversement climatique pour les abeilles et les apiculteurs.


Communiqué de presse 30 septembre 2026 :

Comme le précèdent, l’hiver 2025/2026 a été particulièrement doux et très humide. Les colonies d’abeilles ont repris leur activité, parfois dès la fin janvier, de manière très précoce. 

Malgré des mortalités encore et toujours trop élevées, la saison s’annonçait sous les meilleurs auspices avec une végétation qui avait bénéficié d’une excellente hydrométrie.

Sur la majeure partie du territoire, tout au long du printemps, les conditions climatiques se sont révélées particulièrement favorables et ont permis souvent de très belles récoltes.

Pour la plupart des apiculteurs, la saison apicole s’annonçait exceptionnelle.

Cependant, notamment dans le Sud Est et en Corse, l’alternance de jours de pluies et de vent et de trop rares belles journées ont une nouvelle fois fortement amoindri les premières récoltes.

Mais dès la fin mai sur l’ensemble du territoire, les pluies ont cessé et les températures se sont élevées. Les jours de canicule se sont enchainés et ont réduit à néant quasiment partout tout espoir de récolte digne de ce nom. 

Dans l’Ouest, le Sud-Ouest, le Centre, les récoltes de printemps comme le colza qui représente généralement un volume conséquent ont été excellentes. Sur le pourtour méditerranéen, les miellées de romarin, de thym ou de bruyère blanche ou de Garrigues ont été, elles, des plus réduites. 

Dans le Sud-Ouest, la miellée d’acacia a été très bonne et parfois excellente mais ce n’est pas été le cas partout comme en Bourgogne ou les conditions météo n’étaient pas au rendez-vous au moment des floraisons.

 Les récoltes de miel de montagne, de miel polyfloral ou de tilleul, ont été très généreuses mais très précoces, avec parfois près d’un mois d’avance, dans de nombreux secteurs comme en Bretagne, en Limousin, en Auvergne, dans l’Est ou dans le Nord… 

Celle de châtaignier s’est avérée capricieuse, parfois excellente, parfois médiocre selon l’altitude, l’exposition, la pluviométrie printanière. 

En ce qui concerne le miel de lavande, à l’exception de quelques très rares secteurs privilégiés, la récolte a été catastrophique en Provence où une nouvelle fois la déception est au rendez-vous. Elle a été guère meilleure dans les nouveaux secteurs de production, dans le centre de la France par exemple.

Les productions de miel de sapin ou de forêt ont été plutôt inexistantes comme celles de bruyère callune. Celles de bruyère d’été ou de sarrasin s’avèrent très confidentielles.     

De manière générale, la récolte de miel de tournesol est, elle aussi, des plus réduites en raison des très grosses chaleurs. 

Enfin, dans les zones de luzerne ou de sainfoin les apiculteurs ont pu effectuer quelquefois des récoltes correctes.

A noter la présence de miellat qui a parfois sauvé la saison des apiculteurs, notamment dans le Sud-est.

Plus que jamais, le bouleversement climatique est un facteur de stress pour les abeilles comme pour les apiculteurs. Il rend les récoltes imprévisibles et de plus en plus capricieuses. 

Pour produire des miels, plusieurs paramètres sont indispensables : des ruches populeuses, de belles floraisons, des conditions météo favorables pour le butinage et ne pas subir d’intoxications. Il suffit d’un seul paramètre qui manque pour que les récoltes chutent. Pour tenter d’éviter cela, les apiculteurs effectuent un énorme travail tout au long de l’année et certains doivent transhumer sur des distances de plus en plus longues pour trouver des secteurs de floraisons favorables et espérer récolter du miel. Mais la météo a toujours le dernier mot et cette année, elle a été catastrophique.

N’oublions pas non plus les nombreux incendies, comme ceux des Landes ou des Pyrénées Orientales qui ont détruit des ruchers entiers et brulé des milliers d’hectares de ressources pour les abeilles et les pollinisateurs  

Pour Christian Pons, le président de l’Union Nationale de l’Apiculture Française : « Compte tenu des informations qui nous sont communiquées par nos syndicats départementaux et nos différents réseaux en métropole et outremer, nous pouvons raisonnablement estimer que la récolte de miel 2026 en France s’élève à environ 18 à 20 000 tonnes. Elle est inférieure à celle de 2025.

Le constat est général sur le plan national : les canicules qui se sont enchainées ont entraîné des conséquences catastrophiques sur les récoltes et tous les territoires ont été touchés.  

Année après années, la partie méridionale souffre particulièrement du bouleversement climatique.  Les apiculteurs, encore une fois sinistrés cette année, doivent pouvoir bénéficier d’aides publiques pour empêcher la faillite d’exploitations apicoles fragilisées.

Compte tenu de la sécheresse persistante jusqu’à la fin septembre qui a entraîné un blocage de ponte et de la prédation du frelon asiatique, nous redoutons de graves mortalités à la sortie de l hiver.

En 2026, la France produit moins de la moitié de ses besoins pour sa consommation. Les conditionneurs importent chaque année plus de 30 000 tonnes de miels à bas prix venus des quatre coins du monde en particulier d’Asie. Les nouvelles dispositions règlementaires sur l’étiquetage que nous avions exigé avec Que choisir, aujourd’hui promulgués en France et en Europe, devraient cependant permettre de rassurer les consommateurs. Le miel est un produit noble. Il doit être respecté.

Tous ces sujets seront abordés par d’éminents spécialises lors du Congrès européen qui se déroule du 1 au 4 octobre.

L’estimation de l’UNAF est effectuée à partir des éléments fournis par nos syndicats départementaux et les membres du CA répartis sur le territoire national. Nous croisons également ces éléments avec ceux des négociants conditionneurs avec qui nous sommes en relation. Nous tenons également compte des chiffres de la consommation française (40 000 tonnes environ) des importations (plus de 30 000 tonnes) et des exportations qui, elles, restent très faibles. Il s’agit donc d’une fourchette et non d’un bilan à la tonne près qui serait irréaliste. Ainsi élaborée, cette estimation s’avère année après année, pertinente et cohérente, en adéquation avec la réalité de la production française de miel. A l’opposé de certaines enquêtes non représentatives

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UNAF – Union Nationale de l’Apiculture Française

Diego HABIGAND

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