Frelon Asiatique
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Frelon asiatique

Contexte

Le frelon Vespa Velutina, dit frelon asiatique ou frelon à pattes jaunes, a été découvert simultanément en Gironde et Lot-et-Garonne en 2005. En l’espace de quelques années, il a colonisé les deux tiers du territoire français et a été repéré en Belgique, en Espagne et au Portugal.

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Il est facilement identifiable. Son thorax est noir et son abdomen foncé : seul le 4ème segment de l’abdomen est entièrement jaune. Plus petit que le frelon européen Vespa Crabro, le frelon asiatique mesure environ 3 cm de long.

En France, le frelon exerce une prédation préoccupante sur les ruchers, spécialement durant l’été et l’automne. A ces périodes, la colonie d’abeilles est en régression alors que celle du frelon est à son apogée. Par son vol statique à la sortie de la ruche, le frelon stresse les abeilles et ces dernières ne peuvent presque plus assurer les apports de pollen et de nectar nécessaires au développement des générations d’abeilles devant assurer la transition hivernale. Les ruches isolées ou les petits ruchers sont particulièrement impactés par la prédation. Les ruches situées en zone urbaine et péri-urbaine sont également très concernées.

Les impacts de cette prédation pour les apiculteurs sont nombreux :

  • La disparition de colonies
  • Une perte de récolte, et donc de revenu principal ou secondaire
  • La nécessité de reconstituer son cheptel
  • Un surcroît de travail pour l’apiculteur.

Malheureusement, devant la multiplication des difficultés rencontrées, accentuées par la présence du frelon, de nombreux « petits » apiculteurs chevronnés situés dans des zones très infestées abandonnent l’apiculture.

Nos actions et demandes

Depuis les premiers signes d’impact du frelon sur les ruchers, l’UNAF œuvre auprès des pouvoirs publics pour la mise en place d’une lutte efficace contre cette espèce invasive.

En octobre 2012, « devant l’importance et l’urgence de la situation », Stéphane Le Foll avait annoncé le classement du frelon asiatique en organisme nuisible, danger sanitaire de catégorie 1.
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Malheureusement, l’arrêté ministériel du 26 décembre 2012 a classé le frelon en danger sanitaire de 2ème catégorie au lieu de la 1ère catégorie initialement annoncée. La différence est simple. Dans la 1ère catégorie, la lutte est rendue obligatoire par l’administration avec les moyens qui l’accompagnent. Dans la 2ème, le danger est considéré de moindre gravité et la lutte est volontaire avec des moyens financiers quasi inexistants.

L’arrêté s’est accompagné d’une note de service du Ministère de l’agriculture prévoyant des mesures de surveillance, de prévention et de luttes permettant de limiter l’impact du frelon asiatique sur les abeilles (note de service du 10 mai 2013).

La note de service ne satisfait pas aux attentes de notre filière. L’UNAF déplore que les apiculteurs, principaux acteurs et destinataires de cette lutte, n’aient pas été écoutés et que la note soit dépourvue de mesures réellement efficaces. Le financement de la destruction des nids pèse soit sur les demandeurs, soit sur les collectivités locales selon leur implication. Les apiculteurs se retrouvent donc souvent bien seuls. Autres points de déception : la non-reconnaissance du piégeage de printemps, le caractère facultatif de la destruction des nids et l’absence de dérogation pérenne pour l’utilisation du SO2.

L’UNAF appelle le Ministre de l’Agriculture à réaffirmer clairement sa volonté de lutter contre le frelon asiatique. L’Union Nationale de l’Apiculture Française demande :

  • Le reclassement du frelon asiatique en danger sanitaire de 1ère catégorie à la condition que ce classement s’accompagne d’une prise en charge financière par l’Etat de la destruction des nids et la mise en place d’un plan de lutte obligatoire construit et validé en collaboration étroite avec les apiculteurs.
  • Une autorisation pérenne de destruction des nids par le SO2 : la note de service du 10 mai 2013, définissant « des mesures de surveillance, de prévention et de luttes » contre le frelon, rappelait qu’à défaut d’autorisation, le SO2 est interdit pour détruire les nids. L’administration est venue corriger cette situation pour 2013 en délivrant une dérogation temporaire à cette interdiction d’utilisation. Mais la dérogation n’a pas été reconduite pour 2014. Pourtant, le produit est sans toxicité pour les organismes proches et pour l’environnement.
  • La reconnaissance du piégeage de printemps des reines fécondées comme mesure de lutte : la note de service de mai 2013 prive les apiculteurs des seuls moyens réellement efficaces pour freiner la progression du frelon. Elle restreint le piégeage des frelons aux environs des ruchers et à la saison de prédation du frelon alors que ce type de lutte est malheureusement insuffisant pour protéger les abeilles. Pratiqué à proximité des nids de l’année précédente et à des périodes très précises, le piégeage de printemps des reines fécondées a montré une réelle efficacité pour diminuer la pression du frelon sur les ruches. Ce moyen est pourtant écarté des solutions de lutte reconnues par l’administration.

Pour aller plus loin


Dernières actualités sur le sujet

30 juin 2015 presse frelon

L’Union Nationale de l’Apiculture Française a pris la décision de conseiller aux 20000 apiculteurs qu’elle représente de ne plus se substituer aux pouvoirs publics dans la lutte contre le frelon asiatique.

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4 novembre 2014 presse frelon

L’Union Nationale de l’Apiculture Française demande en urgence au ministre de l’Agriculture, le classement du frelon asiatique en danger sanitaire de 1ère catégorie et salue l’initiative de Joël Labbé, Sénateur EELV du Morbihan.

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7 novembre 2013 presse frelon

L’Union Nationale de l’Apiculture Française dresse un constat équivoque, un an après l’annonce du classement en nuisible de 2ème catégorie du Frelon asiatique : sur le terrain rien n’a changé.

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